‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 12 sur 216 · CHRONIQUE DE · texte numérisé non relu

CHRONIQUE DE

Les Momniids à boo droit sont lien de leur histoire.

TsDt de faits menreilieux que Ton a peine à croira

Y jettent leur éclat sans nuage et sans denil 1

Mais d*an passé brillant n*ayons pas trop d^oigueil.

Enfonts régénérés t songeons que la Neustrie

Par d^illttstres forbans fut conquise et meurtrie.

Qiei nos ducs, les démons, les bandits, les boarreaui

Ont précédé les sainU^ lestages, lesbéras.

Notre gloire d'abord fut un sanglant fanttee :

Avant Rollon — UasUng U. Robert — avant GuiUanae t

L'eau sainte fit chrétiens ces grands aTcnturiers

Et la croix viMomber leurs glaives meurtriers.

Sans la foi qui changea nos barbares ancêtres.

Ils n'auraient pas été des souverains , des maîtres ;

(i) Voyage tn Italie (1 vol. in-8S, Paris, 1801 }. publié par A, Sérieys, bibliothécaire du Prjrtanée, lettre IV, p. 27.

mSTOiaV BB LA SOGIlâTÉ. XXIII

Car le penple^oordîflniitde généreux complots, Lei ebi bientôt da sol r^etés dans les Dots. Mais enûo, dépouillant leur rudesse première. Ils ouTrirent soudain leurs yeux à la lumière , Et ces hommes de fer, si long-temps destructeurs, D'un État florissant devinrent fondateurs.

D*nn pirate fameux aujourd'hui je raconte

Un dei nombreux exploits que Ton croirait un conte.

Plus d'u 0 historien le consta te av ant moi ,

Et des lieux chroniqueurs Tautorité fait loi.

Ce dief dont le nom seul époufantait les rillei ,

BasUng , peu soucieux des conquêtes (iiciles ,

Après avoir pillé jusqu'aux hameaux français , .

Voulut enfin compter de plus brillants succès :

De la belle Italie il savait les merveilles ;

Ses palais, «ses trésors le troublaient dans ses veilles ;

Bome excitait surtout set désirs envieux ,

Rome, la cilé-reîne et le berceau des Dieux I

Mvi de tons les siens, il part , il veut la prendre ;

Contre un hemeux vainqueur qui pourrait la déflmdre ?

Compagnons, met amis, dit-il à ses soldats. Ne nous épuisons plus en stériles combats t 81 nous avons conquis asseï de renommée, Une victoire encore appelle mon armée ; Aisément nous tentons d'héroïques efforts; A nos ardents désirs Rome ouvrira ses ports. C'est un dernier succès que votre chef demande; Le prix doit être beau , car l'entreprise cal grande» •

Nantes le volt partir, et déjà ses vaisseaux. Traçant un long sillon , s'avancent sur les eaux. La flotte a laissé loin la sauvage Bretagne; Elle vogue, eHe vogue ; elle a passé l'Espagne ; Elle longe, en glissant, la terre des Génois, Et touche ft l'Italie offerte à ses exploits.

Les Normands», satisfeits d'un trajet A rapide , Ont senti redoubler leur courage intrépide. Us font retentir l'air de leurs bruyants transpAts ; Us reriendront vainqueurs et chargés de trésors. Ces lions de la mer , vains dans leur ignorance , En toute occasion jugent sur l'apparence ; Us ont cru saluer par leurs cris éloquents Les oollhies de Rome aux rivages toscanSi

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