CHRONIQUE DE
Les Momniids à boo droit sont lien de leur histoire.
TsDt de faits menreilieux que Ton a peine à croira
Y jettent leur éclat sans nuage et sans denil 1
Mais d*an passé brillant n*ayons pas trop d^oigueil.
Enfonts régénérés t songeons que la Neustrie
Par d^illttstres forbans fut conquise et meurtrie.
Qiei nos ducs, les démons, les bandits, les boarreaui
Ont précédé les sainU^ lestages, lesbéras.
Notre gloire d'abord fut un sanglant fanttee :
Avant Rollon — UasUng U. Robert — avant GuiUanae t
L'eau sainte fit chrétiens ces grands aTcnturiers
Et la croix viMomber leurs glaives meurtriers.
Sans la foi qui changea nos barbares ancêtres.
Ils n'auraient pas été des souverains , des maîtres ;
(i) Voyage tn Italie (1 vol. in-8S, Paris, 1801 }. publié par A, Sérieys, bibliothécaire du Prjrtanée, lettre IV, p. 27.
mSTOiaV BB LA SOGIlâTÉ. XXIII
Car le penple^oordîflniitde généreux complots, Lei ebi bientôt da sol r^etés dans les Dots. Mais enûo, dépouillant leur rudesse première. Ils ouTrirent soudain leurs yeux à la lumière , Et ces hommes de fer, si long-temps destructeurs, D'un État florissant devinrent fondateurs.
D*nn pirate fameux aujourd'hui je raconte
Un dei nombreux exploits que Ton croirait un conte.
Plus d'u 0 historien le consta te av ant moi ,
Et des lieux chroniqueurs Tautorité fait loi.
Ce dief dont le nom seul époufantait les rillei ,
BasUng , peu soucieux des conquêtes (iiciles ,
Après avoir pillé jusqu'aux hameaux français , .
Voulut enfin compter de plus brillants succès :
De la belle Italie il savait les merveilles ;
Ses palais, «ses trésors le troublaient dans ses veilles ;
Bome excitait surtout set désirs envieux ,
Rome, la cilé-reîne et le berceau des Dieux I
Mvi de tons les siens, il part , il veut la prendre ;
Contre un hemeux vainqueur qui pourrait la déflmdre ?
Compagnons, met amis, dit-il à ses soldats. Ne nous épuisons plus en stériles combats t 81 nous avons conquis asseï de renommée, Une victoire encore appelle mon armée ; Aisément nous tentons d'héroïques efforts; A nos ardents désirs Rome ouvrira ses ports. C'est un dernier succès que votre chef demande; Le prix doit être beau , car l'entreprise cal grande» •
Nantes le volt partir, et déjà ses vaisseaux. Traçant un long sillon , s'avancent sur les eaux. La flotte a laissé loin la sauvage Bretagne; Elle vogue, eHe vogue ; elle a passé l'Espagne ; Elle longe, en glissant, la terre des Génois, Et touche ft l'Italie offerte à ses exploits.
Les Normands», satisfeits d'un trajet A rapide , Ont senti redoubler leur courage intrépide. Us font retentir l'air de leurs bruyants transpAts ; Us reriendront vainqueurs et chargés de trésors. Ces lions de la mer , vains dans leur ignorance , En toute occasion jugent sur l'apparence ; Us ont cru saluer par leurs cris éloquents Les oollhies de Rome aux rivages toscanSi