‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 128 sur 216 · AMEN · texte numérisé non relu

AMEN

Garnier s*est plaint, comme nous Tavons vu, de ce qu'on lui avait dérobé, pour les publier, quelques parties de son poème avant qu'il y eût

268 NOTICE SUR Li VIE DE SAINT THOMAS LE HARTTR.

mis la dernière main. Rien n'empêche de croire que le manuscrit Cottonien ne renferme un de ces fragments (1).

Le catalogue de la bibliothèque de sir Richard Héber mentionnait une Fie de Tarchevèque martyr, sous cette indication : Im Fie de saint Thomas, le glarius martyr de Canterbure, ki pur le dreit e la digneté e le honur de seinte Eglise fu martirizé al kart kalende de janver, en vers, par Benoist de Sainte-Maure. Ce n'était que le cantique publié par M. Francisque- Michel, à la suite de son édition de la Chronique des ducs de Normandie, de Benoit* Nous en avons cité plus haut un passage : Fauteur s'y nomme dans les vers suivants :

Si vus en pri pur Deu amar Requérez tuz le bon seignur

Saint Thomas, Qu'il ait merci par sa dulçur De frère Benet le pécbar

Od les neir dras.

Frère Benet est-il le même que le Benoît qui a composé la Chronique , et qui portait connue lui les dras noirs des Bénédictins? C'est ce qu'on ne saurait ni nier, ni affirmer avec certitude. On peut remarquer néanmoins que le style de la légende est partout d'une si grande faiblesse, que la gloire de Benoit de Sainte-Maure n'a rien à gagner à ce qu'on le lui attribue.

Jje manuscrit conservé à Wolfenblltel, dans la bibliothèque des ducs de Brunswick , d'après lequel M. Immanuel Bekker a publié le poème de Garnier, sous le titre de : Ijeben des H. Thomas von Canleràurg, ait fran^ zoesisclien (Berlin, 1838), supérieur en quelques points à celui de la bibliothèque Harléienne, est moins correct que celui dont nous publions le texte. Il ne commence d'ailleurs qu'au vers 1,071, et deux autres feuillets comprenant 120 vers en ont été enlevés. Il contient, indépendamment de 76 vers , en stances de h vers monorimes, relatifs aux miracles opérés sur la tombe de saint Thomas, un passage qui manque dans le manuscrit de Paris. C'est le récit de la pénitence publique à laquelle se soumit le roi d'Angleterre dans la cathédrale de Canterbury.

(1) Voir, sur ce manuscrit, le Rapport de M. Trandsqae-Michel an Ministre de l*Instructioo pu* blique, p. 8ft3, parmi les Documents inédits relatifs d f Histoire de France.

LE VIEUX ROVEN

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