‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 150 sur 216 · FERVAQUES · texte numérisé non relu

FERVAQUES

Par m. F. DEMIAU DE CROUZILHAC ,

Membre de la Soeiélé»

Uintérèt qui s'attache à la connaissance des temps passés n'est pas , il s'en faut bien , un intérêt de vaine et stérile cariosité. Ce n'est pas uniquement pour occuper la jeunesse que l'on dirige ses premières études sur les instructives leçons de l'histoire. C'est elle qui nous fait assister au berceau des peuples, à la prospérité des empires, à leur disparition de la scène du monde. Le récit des maux que la guerre entraîne après elle nous rend plus traitables et nous dispose à aimer la paix ; le triste tableau que déroulent les siècles barbares nous porte à cultiver les arts et à les honorer ; au spectacle déchirant des luttes religieuses, nous sentons tout le prix de la tolérance, et celui des discordes civUes a pour effet de nous rapprocher et de nous unir.

Mais ces vastes compositions ont aussi leurs détails sur lesquels la pensée se platt à descendre et à s'arrêter ; on ne se tient pas toujours dans les hautes régions ; les plus habiles peintres ménagent pour les yeux distraits un coin de tableau , et à la suite de ses drames ou de ses grands enseignements, l'histoire prend parfois des proportions plus modestes. Ainsi, la vie d^un homme qui fut compté parmi les notabilités de son temps et se fit un nom dans les annales de son pays , les mouvements politiques dans lesquels il se trouve mêlé , ta description du splendide séjour qu'il se créa dans sa terre natale où il eut le bonheur de donner l'hospitalité à son souverain et qui , pendant deux siècles , servit de résidence à ses descendants, alliés

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