‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 158 sur 216 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

NOVVELLË ¥ISITË A PITRES

in.

Par m. l'abbé COCHET,

Membre de la Société;

Messieurs et honorés Confrères,

Le 21 juin dernier , j'ai revu Pitres, en compagnie de M. Tabbé Dentu, curé de Romilly-sur-Andelle. La première fois que j'avais visité ce célèbre village ( 22 septembre 1858 ) , j'avais trouvé force débris provenant d'édifices explorés et recouverts. Cette fois j'ai va , outre une foule de vest^es mieux conservés, le tronçon solennel et parlant d'un grand et magnifique édifice. Ce fragment , dont je n'ai pas mesuré l'étendue , pouvait bien avoir 8 à 10 mètres en carré. Sa distance de la surface du sol actuel est d'environ 3 mètres. Du reste , un juge compétent l'a visité quelques semaines avant moi , et Mg'. l'Évêque d'Évreux , dont la science et le zèle vous sont connus , avait aussi passé sur le pont tremblant établi pour entrer dans la chaumière Leber, sous laquelle s'étendent les substructions. Cette pauvre chaumière est présentement étayée, par suite des excavations pratiquées par le zèle du jeune Leber.

La portion reconnue me paraît une salle chauffée au moyen d'un hypocauste ; mais la forme de cette salle me semble malaisée à déterminer , à cause d'une inflexion circulaire ou absidale qu'on remarque au côté nordest , et aussi à cause de la tourelle circulaire placée à l'angle du sud-est. Toutefois, la salle et son bypocauste étaient d'une grande richesse. Voici à peu près leur description , d'après les notes prises rapidement sur les lieux :

Les murs, d'une grande épaisseur, m'ont paru appareillés à l'intérieur avec du moellon taillé comme de la brigue à savon. C'est l'appareil des maisons romaines de Rouen, de Lillebonne etd'Étretat. Un de ces moellons,

(1) Voyei supra, p. 156 et suir.

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