UNE NOUVBLLB VISITE A PITRES
placé près de la tourelle , avait reçu una inscription cnrsive à la pointe absolument semblable à celles qui sont déjà déposées à la Bibliothèque d*Évreux. Chose étonnante I cette inscription, ainsi que les autres, était cachée sous les mortiers qui recrépissaient les murs intérieurs. La tuile plate d'appareil n*apparait bien que dans certaines portions : par exemple^ au pignon de Thypocauste , là oii se faisait le feu qui devait être un brasier ardent J*ai remarqué la même particularité à Lillebonne et à Sv. -Marguerite-sur-Mer. Les murs de Tappartement carré qui formait le foyer m'ont paru moins bien appareillés que ceux de la salle chauflTée. Comme je Tai déjà dit , le fond de Tappartement principal descend environ à 3 mètres au-dessous du sol actuel de la cour. Ce fond , que j*ai négligé de reconnaître, m'a paru lisse et composé de ciment. Je ne suppose pas que le mortier soit revêtu de dalles en terre cuite. C'est sur ce fond que reposaient les piliers de l'hypocauste. Ces piliers, que Leber a retrouvés en partie en place , et dont quelques tronçons sont encore reconnaissables , se composaient de tuiles plates ayant 22 centimètres en carré. Hauts d'environ 80 centimètres 9 ils étaient revêtus dans toute leur longueur d'une chemise de ciment ou de mortier. La distance qui les séparait les uns des autres devait être de 56 centimètres environ , et voici sur quoi je me base pour l'établir.
Sur chacun de ces piliers posaient, par les angles, de grandes et longues tuiles formant le couvercle de l'hypocauste et comme le premier pavage de l'appartement. Ces tuiles , épaisses de 9 centimètres , avaient 62 centimètres en carré. La portion inférieure , celle qui posait sur les piliers , était encore noircie par la fumée et la suie avec lesquelles elle avait été si long-temps en contact. Ces énormes tuiles supportaient le poids d'un pavage plus énorme encore : il se composait de cinq à six couches de ciment rouge et dur comme de la pierre. Toutes ces couches, réunies et superposées, forment une épaisseur qui ne m'a pas paru moindre de 6/i centimètres. Ce ciment soutenait le dallage, composé de belles pierres de liais de 6 à 5 centimètres d'épaisseur, dallage dont j'avais retrouvé l'analogue à Ëtretat, en 1835, et au Château-Gaillard, en 18/i2. Des dalles de liais, absolument semblables à celles du pavage, lambrissaient Tappartement qui nous occupe , et cachaient les nombreux conduits de chaleur qui tapissaient littéralement les murs jusqu'à hauteur d'appui. Ces conduits se composaient ici, comme ailleurs, de tuyaux en terre cuite de forme carrée ,