‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 196 sur 216 · XI- — CHAPELLE SAINT-DENIS · texte numérisé non relu

XI- — CHAPELLE SAINT-DENIS

La chapelle Su-Denis était située derrière les lialles. Elle est encore debout, et n'olTre aucun intérêt architectural. Cette coustruction, qui ne doit pas être ancienne, estmaintenant appropriée à des usages domestiques.

L'érection de cette chapelle se perd dans la nuit des temps. II faut, sans nul doute, Fattribuer à la piété des habitants du bourg. Elle se trouvait en ruine en Tannée 1&16 : les trésoriers de Téglise paroissiale , dont elle dépendait, en firent reconstruire la charpente à cette époque ; le curé d*Écoucbé, qui, sans doute, prélevait à son profit une portion de ses revenus, était obligé de faire les deux tiers de la dépense ; la Fabrique ne payait qu*un tiers.

En Tannée 1&92, les vitres de Tédlfice étant en mauvais état, un accord fut passé entre M% Martin Du Bellay, chantre et chanoigne de Poictiers et curé d'Écouché, représenté par son procureur, M^ Jacques de Haugin, et les trésoriers de Téglise, afin de faire replacer ces vitres dans l'état qu'elles

— i6S& If*. PhiKppe Ghèradame, curt d'Éeoodié. Il meurt en 10^5.^1645, U mai. Pfthion d'an grand nombre d*habilant8 d*fiooiiciié à Tabbé de SL-Florent, ponr obtenir la nooinalion, à la cur« d'Ëooucbé, de Jean Segouin, prêtre, vacante par la mort de Pbilippe Cbéradame ( Arcbivcs de Maine-ei- Loire). — 16&6. M«. Jean Segouin, nommé curé d*Êcouché. En 1655, M est créé doyen d'Êcoodiè. Bn 1659, il résigne la cure d*Éooucbé et passe à eeUe de St.-Christopbe. — 1660. M«. GaiHanme PiDou succède à Jean Segonln. Ce titulaire mour«t au mois d*aTrit i68S. -— 169Î. M«. Nicolas Bdais, prttn gradué en théologie, est nommé curé d*Êoouché. Il était cbapelain de Téglise et trésorier. Le 15 juillet i7l0, Nicolas Belzais tomba malade de la maladie dont il mourut II traîna jusqu'en 1711. Le sieur Jacques Drnix dessenrit Téglise à sa place, jusqu'en 171S, pendant Tannée de déport — 1712. M*. Jacques Dreni fut pourru de la cure d*Éooucbé. Il permuta probablement —1716, 23 avriU M*. Jacques de Vauquelin, écujrer, présidait une assemblée de paroisse, en qualité de curé d*Éoouché. — 1715. Le 28 de mai, M*. Jacques Déliais, frère de feu Nicolas, était curé d'Écoudié. Il mourut en 1721.— 1722. Le 18 d'octobre, Bl«. Jacques Dreui était titulaire en eiercice. Il mourut en 17S9, vénéré comme un saint. Sa roéoiotre&t encore vivante dans le bourg d'Êcouché. Des liabitanis, bien que sa béatiiîcation ne soit point éublie caooniquement, Tont dans le chœur de Téglise où il est enterré, Timplorcr dans leurs besoins. — 17À0, Kf< Thomas Caiget ou Caget, curé d'Êcouché, conserva ses fonctions jusqu*à sa mort, arrivée vers Tannée 1768. Nous le trouvons présidant une assemblée de paroisse, le dimanche 22 noveaiibre 1767. — 1766. M^ Joachim Dubois est nommé à hi cure d'Êcouché. 11 était vicaire de la paroisse. Le sieur Dubois ne sut pas résister à la séduction des doctrines qui entraînèrent un certain nombre de membres du clergé dans le schisme. Ce prêtre n'eut pas la consolation de reconnaître son erreur. A l'époque du Concordat , il » produisit comme un brandon de discordes, et suscita les plus graves embarras à Tecdésiastique pounu deiacure^ en ameutant contre lui un vieux parti, qui, voyant le rétablissement du culte catholique en France, feignait de croire à un retour vers des traditions hostiles au mouvement de 1789. Ces difficultés st ces tiraillements ne cessèrent qu'à la mort du sieur Dubois. — 1802. M. Augustin Broeset, nommé curé d'Êcouché, mort en 1828. — 1826. M. Jean Pierre Brosset , mort le 7 novembre 1 855. — 1855. M. Modeste-Alexandre Loiseau, curé actuel»

OJSTOIBE DU Qouao d'écouché. ^ 695

étaient au temps passé , et myeux, s'il se peut faire ^ tant de plombs , de vistres, que de ymaiges, si moyen est. Ije curé s'obligea à payer les deux tiers de la dépense, qui s'éleva à la gomme de dix livres touruois.

Dans le cours du dernier siècle, les paroissiens, n'ayant plus aucun zèle pour Tentretien de leur édifice, avaient laissé la chapelle de St -Denis dans , un tel état de dégradation que Tarcbidiacre , lors de sa visite de 1762, l'interdit. Les habitants, qui ne voulaient pas la voir disparaître , se déci-^ dèrent à y dépenser une somme de cent cinquante livres pour la restauration de la couverture. A cette époque , nous ne voyous plus les curés concourir à la dépense.

La tradition rapporte que, lorsque l'usage existait d'enterrer dans les églises, la chapelle St« -Denis était particulièrement choisie pour la sépulture des petits enfants. Nous n'avons trouvé aucun indice de cette coutume dans les regbtres de la Fabrique.

Avant la Révolution , une croix de pierre s'élevait sur le parvis de la chapelle ; on la nommait la croa de saint Denis.

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