OBSEAVATI0N8 SUA LES DIVISIONS DU THJ^ATRE ANTIQUE
Nous avons cru utile de rappeler ces divisions de la scène antique , mentionnées dans plus d*un écrivain autorisé soit chez les anciens , soit chez les modernes , pour remettre à Tétude une question qui nous semble n'être pas suffisamment éclaircie ; nous ne doutons pas qu^avec le temps , et une discussion plus approfondie, la science ne parvienne à une solution qui enfin satisfera les esprits les plus exigeants.
Nota. — Nous ne pouvons répondre immédiatemenl à Tappel qae noire honorable collègue adresse à ceux qui se sont occupés de la scène antique; mais nous nous engageons à revenir quelque jour sur Pimportante question que ses obserrations nous obligent de reprendre et que notre Rapport n*afait touchée qu'en passant. Depuis notre heureuse découverte du monument gallo-romain de Vieux, trois théâtres» du même temps à peu près, ont été découverts et décrits : Tun, en Algérie, par notre savant confrère M. le commandant de La Mare (Voyez son Excursion aux ruines de Khremiua dans ta province de Constantine , Paris 1856, brochure in-8^); le second, à Champlieu, hameau dépendant de la conmiune d^Orrooy (Oise), par M. Edmond Caillette de L^HervilUers (Voyez la Revue archtoloffique , XV". année); le dernier, à Trigoères, dans Tarrondissement de Montargis (Voyez la notice de If. F. Du puis , dans les Mémoires de la Sonété archéologique de C Orléanais ^ t. IV, p. 890 et suiv. ); nous n*avons rencontré, dans les descriptions qui nous en ont été données , ancun détail propre à nous éclairer sur le point en litige; le plan du théâtre de Trignères présente bien un puipitum, nu proscenium et an postcenium; mais « ce sont des restitutions feites sur le papier par M. F. Dupuiset qui n^établiasent que son opinion particulière.
-— Puisque cette explication, provoquée par la bienveillante critique de M. de Boyer de Sainte-Suzanne, m*a ramené au théâtre de Vieux, qu*oo me permette de saisir cette occasion pour confirmer, par un passage du traducteur de Vitruve, que m*a signalé M. Lavalley-Duperroux , ropinion de M. de Caumont sur ces constructions semi-circulaires, adossées en plus d*un endroit aux murs qu^elles semblent destinées à soutenir. Vitruve, an livre VI, eh. il, parle d'éperons et d*arcs-boutanls, anterides, erismœ, appuis souterrains , perpendiculata^ au mur qu'ils soutiennent » et attachés à ce mur comme l'éperoo Test au talon. Ces arcs sont, selon Perrault (l**. édiu i078, p^ Si5, et r. édit. 1684, p. 229}, tantôt en I dents de scie , tantôt à nfemi-drnc/otres, et la figure qu*U donne de ces derniers rappelle exactement ceux
que nous avons observés à Vieux ( Voyez Biémaires de la Société, t. XX, p. A77-8), et qu'on y pourrait retrouver encore. VitruTe Ajoute que ces éperons doivent ètrç d'autant plus près les uns des autres (et il semble qu'il eût dû ajouter ; d'autant plus nombreux ), que le mur qu'ils doivent étayer est plus haut.