‹ Mémoires, souvenirs et anecdotes (volume 4)Chapitre 3 sur 46 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Les introductions que nous publions n'empruntent rien, c'est pour nous une règle constante, aux Mémoires qu'elles précèdent : ce serait une économie trop facile que celle qui meublerait l'antichambre aux dépens du salon. Notre habitude a toujours été de préparer aux faits, aux assertions qu'on va lire dans le Mémoriographe, quel qu'il soit , par des faits contemporains, mais différents, qui ajoutent soit à la connaissance de l'époque , soit t\ la biographie de l'écrivain. En France , ce qu'on sait duprince de Ligne, sa vie aventureuse, l'éclat de sa bravoure, l'incorrection de son style, l'originalité de son esprit, ont à bon droit si vivement occupé l'attention , qu'il nous eût été bien difficile de rien dire de neuf en ce qui le touche. Un très-heureux hasard nous a bien servi àTétraager. Un jeune Russe, M. le comte Ouvaroff, était à Vienne en 1807, au moment où , quoique avancé en âge, le prince deLigney brillaitencore parlajeunessc de ses manières et la vivacité de ses souvenirs. Le comte russe, en homme d'esprit et de goût, s'empressa

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