LACRETELLE ET LA HARPE
1805. — J'étais à la séance où M. de Lacrctelle l'aîné a été reçu pour lernplacer La Harpe... Le remplacer^ la chose n'était pas facile; en attendant , il l'a outragé, et il a bien plus outragé encore la langue, la grammaire et le bon sens : on trouve dans le dis-
^ 80 — cours du récipiendaire beaucoup de phrases dans le genre de celles-ci : Poëte ni par la force des pensées^ ni par l'éclat du style. — Nous avons une révolution qui se ferme et un siècle qui s'ouvre. Je n'ai jamais assisté à une séance aussi ennuyeuse; pour comble de désappointement, M. Suard, qui lisait un excel-| lenl rapport sur V Eloge de Dumarsais , avait une voix si faible, qu'elle ne pouvait parvenir à ses auditeurs; ce qui a fait dire à M. Rœderer : « M. Suard » est ennuyeux quand on ne l'entend pas, comme D M. de Lacr'elelle lorsqu'on l'entend. »