II. N. D'ANTRAS, seigneur de Flourés, Louslitges, Creschies
m. BERNARD il D^ANTRAS, sensé petit-fils de Bernard P% était, en 1372, chancelier d'Armagnac; il est qualifié tel dans la donation du château et seigneurie de St-Amans, faite par Jean, comte d'Armagnac, à noble Antoine de Rivière, gentilhomme servant ledit seigneur comte, dans laquelle donation il comparut comme témoin.
IV. BERTRAND 1" D'ANTRAS, seigneur de Samazan, Aurensan, Flourés, Les Litges est connu parle contrat de mariage de son fils aîné Jean, avec demoiselle Louise de Pardaillan- Panjas, par lequel contrat il fait donation de la moitié de ses biens au premier enfant mâle qui naîtra du mariage de son fils, donne Fautre moitié à son dit fils, et déshérite François d'Antras, son second fils, pour cause de mésaUiance; 12 octobre 1390.
1° Jean, qui suit;
2° François d'Antras, déshérité par son père, ainsi qu'il est porté au contrat de mariage de son frère, du 12 octobre 1390, dans lequel il est dit : « Item lou dit se^ihou d'Antras dits que Frances d'Antras soun secound hil lui estât rebelle inobédient, ses maridat contre savolontat dams personne nou de sa qualitat, et tant acause daquo que dautres ingra-
190 APPENDICE It.
titudes, lou desheirite et non âge nade part en sous be7is, etc. » François d'Antras habitait Maubourguet; il laissa de sa femme, dont le nom n'est pas connu, un fils nommé : — Nicolas pf d'Antras, dans son testament du 15 août 1470, se dit fils de noble François d'Antras de Maubourguet, fait des legs aux frères Minimes de Mirande et aux Augustins de Marciac, aux abbayes de La Caze-Dieu et de Berdoues, etc. Laisse à Menjottine d'Antras, sa nièce, fille de Nicolas d'Antras, son cousin, la somme de 100 "escus petits; à Marie d'Antras, fille naturelle dudit Nicolas, 100 livres « per se marida, » et institue son héritier, « dominum nobilem Nicolaum de Antrano consobrinum suum, dominmnde Samazano, » nomme pour ses exécuteurs testamentaires noble Jean de Sérignat et Bernard de La V"iolette, de Marciac, en présence de « Bertrandum de Antranis et ego Gracias de Dominico notarius publiciis ville Marciaci. »
V. JEAN I" D'ANTRAS, seigneur de Samazan, Aurensan, Fleures, Le Litgés, épousa, par contrat du 12 octobre 1590, retenu par Jean Brun, notaire de Pan j as, noble damoiselle Louise de Pardaillan, fille de Messire Guiliem de Pardaillan, seigneur de Panjas, « m prcsentia nobilis viri Pétri domini de Toyosa {Toujouse), Joannis de Santo Luco, et Bernardi de Petra tangua. » Jean d'Antras fut père du suivant.
VL NICOLAS II D'ANTRAS, seigneur de Samazan, Flourés, Lous Litgés, Grescliies, et du moulin noble dit d'Enmounard, sur le Boues. Il rendit hommage à Bernard, comte de Pardiac, le 28 octobre U24.
« Recognovit se tenere a dicto domino comité Pardiaci, territerium et hospitium vocatum de Floresio, et de Creschiis in Pardiaco cum suis pertinentiis, quod continet sexaginta arpentes, confruntantes cum factibus de Marciaco et de Bello marquesio; cum molendino constructo supra aquam et rivum de Liso et cum jurisdictione bassâ usque ad sexaginta quinque solidorum morlanorum. Item plus aliud molendinum situm supra aquam de Lou Boues, vocatum de Monardo. Item plus aliud hospitium vocatum de Litgiis cum suis pertinentes,
in Pardiaco, quod continet duos arpentos, cura suis feudis et cum jurisdictione bassâ (ut supra). Hœc in casto de Petrucia magna, die yigesima octava mensis octobris, anno domini 1424. Testes hujus rei sunt nobiles Joannes de Basculio dominus dicti loci, Bernard us Lupi dominus dicti loci, Bernardus de Monte lugduno domicellus, et ego Joannes Molerii, notarius publicus Ardani, Lupiaci, Vici Fezensaci et Petrucise magnae . »
Nicolas d'Antras eut de N. du Faur (?) :
1° Nicolas, qui continue la descendance;
2o Dominique, auteur de la branche de Flourés, rapportée en son lieu.
Vn. NICOLAS IIÏ« D'ANTRAS, seigneur de Samazan et Pallane, fils de Nicolas n% ainsi qu'il résulte de la quittance dotale de Menjottine d'Antras, sa fille, épouse d'Arnaud de Fleurian, du 18 avril 1500, dans laquelle il est dit que Nicolas, père de Menjottine, est fils d'autre Nicolas d'Antras, seigneur de Samazan. Il fut héritier de Nicolas l" d'Antras, son cousin, par testament du 15 août 1470, rappelé plus haut; il reçut commission de messire Antoine de Tournemire, chevalier, chambellan du Roi, commissaire, député par noble et puissant seigneur Gaston du Lion, sénéchal de Toulouse, pour mettre sur pied et habiller les francs-archers des pays et vicomte de Rivière, comté dePardiac, baronnies d'Ordan, Biran, Peyrusse et comté de Bigorre, 50 octobre 1472, à laquelle commission est attachée un ordre du Roi, du 20 novembre suivant, d'assembler immédiatement les troupes et de courir sus au comte d'Armagnac et à ses comphces rebelles au Roi. Le 31 décembre 1478 il rendit hommage à Jean, comte d'Armagnac, et reconnut tenir
In feudum nobile et gentile ac sub dicto homagio et fidelitatis juramento, videlicet hospicium vocatum de Pallana in comitatu Pardiaci, infra jurisdictionem ville Tilhaci scitum et positum cum feudis, vendis, terris et pratis, nemoribus...etc., etetiam aliis feudis, etc., terris pratis quos possidet in loco et jurisdictione des Lytges, etc. , presentibus nobilibus et honorabilibus viris, domino Geraldo
domiuo de Feudo marconis. Bernardo de Riparia, senescallio Armaiguaci, Bertrando de Pratis domino de Montepezato, Joannes de Vicomoute, domino de Tournecouppa, domino de La Cabaleria, ordinis Sainte-Joannis hierosolomitani militibus, Joanne de Manassio, domino Davensaco. — Bertrand Barrère, nutaire de Yic-Fezensac.
Nicolas (FAntras avait acquis la terre de Pallane à N. de Monlezun, lequel raliûa ladite vente en ISll à Bernard d'Antras, fils de Nicolas.
Nicolas d'Antras fît son testament le 13 mai 1S05, devant Bernard Escrivan, notaire de Marciac; il légua à Jean d'Antras, Taîné de ses petits-fils, la seigneurie de Samazan avec toutes ses appartenances, et la seigneurie du Litges; à Sans d'Antras, son troisième petit-fils, le moulin d'Enmounard et ses dépendances; à Bernard, son quatrième pelit-fils, la seigneurie de Pallane. Son fils Bernard étant décédé avant lui, il nomme pour tuteur de ses petits-fils révérend père en Dieu Pierre du Faur, évêque de Lectoure, Arnaud du Faur, docteur es-loix et procureur général du Roi, et Clarmontine de La Violette, sa belle-fille; nomme ses exécuteurs testamentaires, Pierre Tanque, licencié en théologie, Pierre Pradère, capitaine, noble Jean de La Violette, procureur du comté d'Armagnac, Gaston du Faur, son neveu, Bertrand de Saint-Aubin, son petit-fils, et Bertrand d'Antras, son neveu. Veut que Marie d'Antras, sa fille naturelle, et Janoton du Faur, son mari, vivent au château de Samazan et les recommande à sa belle-fille.
Nicolas laissait de Jeanne du Colonie, sa femme :
1° Bernard, qui suit :
2° Clarmontine, mariée à noble Jean de Saint-Aubin, du lieu de
Panjas. [Test, de Nicolas.) 3" Catherine, mariée à noble Jean d'Arroede, fils d'autre noble
Jean. [Id.) 4° Menjottine, mariée à noble Arnaud de Fleurian, du lieu de
Pavie [ibid.), lequel donne quittance de la dot de sa femme
APPENDICE ri. 193
par acte du 11 avril 1500, retenu par Escrivan, notaire de • Marciac; dans lequel acte il est rappelé que Menjottine est
fille de Nicolas, fils d'autre Nicolas d'Antras, aïeul de
ladite Menjottine; 50 Jaynette, mariée à noble Ogier de Lamarque, de Morlas; 6° Guirautine, mariée, par contrat du 8 septembre 1485, à noble
Jean de La Violette, frère de Clarmontine de La Violette,
femme de Bernard d'x^ntras; 70 Une fille naturelle appelée Marie.
Vin. BERNARD III D'ANTRAS, fils aîné de Nicolas, seigneur de Samazan, et de Jeanne du Colomé, fut fondé de procuration, le 18 avril 1488, par noble Bernard de Lavedan, seigneur de Tourdun et de Horgues, pour et en son nom se rendre auprès de la personne du roi de France, le servir et le défendre contre ses ennemis, service auquel ledit sieur de Lavedan était tenu pour sa terre de Tourdun. Il épousa, par contrat du 8 septembre 1485 retenu parSerrada, notaire de Marciac, noble damoiselle Clarmonline de La Violette, fille de noble Vital de La Violette, seigneur du Cassagnau, en présence de noble Jean de La Violette, seigneur de Cornac, et Dominique d'Antras, seigneur de Flourés; le même jour, Jean de La Violette, frère de Clarmontine, épousa Guirautine d'Antras, sœur de Bernard. Bernard d'Antras fit son testament le 10 mai 1499.
Clarmontine de La Violette acquit de noble Nicolas de La Violette la terre et seigneurie de Ricourt, en Pardiac. Les archives de la maison d'Antras possèdent les titres féodaux de cette terre depuis l'hommage qu'en rendit au comte d'Armagnac, en 1458, Raymond d'Astain (de Astagno), seigneur d'Estampes. Arnaud Garcias d'Astain, seigneur d'Estampes et Ricourt, vendit en 1487 cette seigneurie à noble Nicolas de La Violette, seigneur du Cassagnau et de Cornac, pour la somme de 350 écus. Le 10 juin 1504, Amanieu d'Astain, Antoine d'Astain et Jean d'Astain aîné, fils de Arnaud Garcie d'Astain, seigneur d'Estampes, ratifient à noble Nicolas de La Violette,
seigneur de Cornac, la vente de la terre de Ricourt faite par Arnaud Garcie, leur père, à feu noble Nicolas de La Violette, père du susdit seigneur de Cornac.
Par son testament du o juillet 1355, Clarmontine de La Violette lègue la terre de Ricourt à Jean d'Antras, son fils aîné, laisse à Nicolas, son fils cadet, chanoine de Vie, la borde du Cassou blanc, qui avait appartenu autrefois à Pierre-Jean de La Violette, son frère; laisse à Sans, son troisième fils, la borde de La Maziigiie; à Rernard, son quatrième fils, une autre borde ayant aussi appartenu à son susdit frère; fait des legs à Anne, sa fille, à Bertrand de La Violette, seigneur du Cassagnau, son neveu, et à Jean de La Violette, son premier né :
1° Jean, qui suit;
2° Bernard IV, seigneur de Pallane, en vertu de la donation de son grand-père, fut prêtre et collégial du chapitre de Notre- Dame de Marciac. Il assista au contrat de mariage de son neveu, Bernard V d'Antras, avec Jeanne de Rivière-Labatut, et fit donation de la terre de Pallane au premier enfant mâle qui naîtrait de ce mariage, 28 octobre 1563. Bernard V d'Antras n'ayant laissé qu'une fille, Bernard IV révoqua la donation en faveur de son second neveu, Jean d'Antras, aux mêmes conditions, 30 novembre 1571. Par son testament du 23 mars 1573, il fait un legs à Pierre d'Antras, son fils naturel; laisse par aumône pie à Jeanne de Rufé, mère dudit Pierre, la somme de 25 livres, et pour le surplus de ses biens il institue ses héritiers Jean, François et Bernard d'Antras, ses neveux;
— Pierre d'Antras de PaUane, fils naturel de Bernard, ainsi qualifié dans son testament du 20 février 1580, institua ses héritiers universels Jean et Bernard d'Antras, ses cousins.
3» Sans, qui a continué la descendance après son frère Jean;
4° Nicolas, chanoine de Vic-Fezensac, mort avant 1544. Son frère Jean le rappelle dans son testament comme lui ayant laissé tout son bien;
5° Anne, mariée à noble Manaud du Faur, seigneur de La Rivière,
dont vint Bernard du Faur qui reçut procuration de sa mère le 7 novembre 1557, pour régler le reste de sa constitution dotale. De Manaud du Faur descendent les du Faur de La Rivière, seigneurs de St-Christaud, près Auch, et sans doute aussi les seigneurs et comtes de Bérat, auparavant seigneurs de Mazérettes, près Mirande.
IX. JEAN IP D'ANTRAS, seigneur de Samazan, Louslitges, Ricourt, servit en 1521 à l'appel du bao et de Tarrière-ban, ainsi qu'il est prouvé par le présent certificat du baron d'Estissac :
Bertrand, seigneur et baron d'Estissac, lieutenant du roy en Guyenne, certifions a qui il appartiendra que Jehan de Samazan escuyer seign"" dudit lieu a servi en ceste ville pour l'arriére ban monté et armé a la charge quil estoit veneu fere pour la seigneurie dudit lieu, tant pour luy que pour ses aydes et consors. Donné a Bayonne ce troisiesme jour de Novembre 1521. — Estissac.
Le 31 janvier 1532, il épousa noble damoiselle /mnwe d'Armagnac, dame de Sainte-Ghristie, fille de messire Jean d'Armagnac, seigneur de Sainte-Christie, près Nogaro. Le contrat porte la close suivante :
Item a estât convengut entre las susdites partidos et volut et volen que los susdits Dantras et Darmanhac marit et molhe futurs, seran tenguts de paga aus heretes deu noble Johannot de Villa senhor en son vivent de Maumusson la soma que sera deguda et coneguda per las despensas et fornituras feytas per lodit Johannot, per deffensa ladite senhora en ung procès que era pendent a causa de guerra entre los deffunts Monsenhor Dalbret, et Monsenhor de Termes de una part et ladita Darmanhac dautre.
Item seront tenus de payer les sommes fournies par le seigneur de Villa sur la terre de Sainte-Christie :
Laquelle soma lo susdit de Villa balhec et fornic sur ladite senhoria deS** Christina au noble Johan Darmanhac en son vivent senhor de ladite plassa et pay de la nobla Johanna Darmanhac molhe futura dudict Dantras. En présence de noble Bertrandi de Montealbano miles, domini de Floresio, Caroli de S*o Martino domini de S^^ Martino, Johannis de Serignaco domini de Bellomonte, Bertrandi de
Antranis domini de Tiraco, et Johannis de Cossola domini de Sparsaco ville de Anliaino.
Jean d'Antras testa le 5 janvier 1344 au château de Samazan; laissa la somme de 23 livres tournoises pour la réparation de l'église de Samazan et la construction du clocher; donna à sa femme Fusufruit de tous ses biens, fit des legs à Sans et à Bernard, ses frères, et Anne, sa sœur, ainsi qu'à Catherine, sa fille naturelle; institua son héritier universel Bernard d'Antras, son neveu, fils de Sans, et nomma pour ses exécuteurs testamentaires messire Pierre du Faur, seigneur de Pibrac, président au parlement de Toulouse; Jean du Faur, seigneur de Saint-Jorry, et Jean de Montesquiou, baron dudit lieu, sénéchal d'Aure; confia l'exécution des legs pies à noble Nicolas de La Violette, seigneur du Cassagnau, à Bernard de Pallane, son frère, et à Manaud du Faur, son beau-frère. En présence de Révérend Père en Dieu Vital du Faur, abbé de La Caze-Dieu, Bernadot et Colas d'Antras, frères, seigneurs de Flourés, Pierre de Tauzia, seigneur de La Bastide, André de Balac, seigneur de Courlens, et Jean de Mediavilla, bachelier en droit, habitant de Marciac :
— Catherine d'Antras, fille naturelle de Jean, qui lui laissa par testament une maison à Marciac et cinquante liyres tournoises. Elle fut mariée par contrat du 13 décembre 1545 avec Bertrand du Pont, fils de sire Arnaud du Pont, du lieu de Camalés, en présence et avec le consentement de Sans d'Antras, son oncle.
IX. SANS (alias SANSON), D'ANTRAS, sieur du Pouton, était le troisième enfant de noble Bernard d'Antras et de Clarmontine de La Violette. Le 10 mai 1332, il dénombra, devant le sénéchal d'Armagnac, au nom de son fils Bernard, les terres nobles et seigneuries de Samazan, la seigneurie de Ricourt, avec moyenne et basse justice, et déclare que :
Quand plaist au roy nostre sire mander les nobles pour servir au ban
APPENDICE II. lOY
et rière ban je suis teneu avec les seigneurs de Cornac, de Flores, Le Cassaignau, Bonas, Maraoet (?), Laverouet, Scieurac et Sen Christot, faire un archer ainsy quil se trouvera au libre de vostre senescliaussée.
Sanson servit à trois différentes reprises au ban et à Tarrière-ban, suivant les trois certificats signés de Messire Jean de Galard de Tlsle, sénéchal d'Armagnac, en date des 3 septembre lo4-4, 12 mai looo, et 12 mai 1365. Le 13 mars 1567, il vendit, à faculté de rachat, pour la somme de 300 livres tournoises, la seigneurie de Ricourt à demoiselle Rose de Pélagrue, femme de noble Jean de La Violette. Par son testament du 26 mai 1570, il déclare que son fils aîné, Bernard, étant mort sans enfants mâles, il laisse la maison noble du Pouton, qu'il lui avait donnée, à Bernard, son troisième fils. Fait des legs à Jeanne, sa petite-fille; à Marie, sa fille, et à Isabeau, sa fille naturelle, et institue son héritier général Jean-d'Antras, son deuxième fils.
Il laissa de Serène de Canet, fille de noble Bernard de Canet, seigneur de Laguian, au pays de Rivière-Basse, qu'il avait épousée par contrat du 23 mars 1531 :
1° Bernard, qui suit;
2° Jean, auteur des Mémoires, a fait la branche de Cornac , qui sera rapportée après celle de Samazan;
3° Bernard \1^, sieur du Pouton, mourut sans alliance. Il testa le 25 mars 1584 devant Dutertre, notaire de Marciac, fit des legs à Jean-François du Colomé, fils de Jean du Colomé et d'Isabeau d'Antras; à demoiselle Andrée d'Antras; à Suzanne, fille naturelle de son frère François; à François de Pinchon, son neveu; institua pour son héritier Jean, seigneur de Cornac, son frère, et nomma Jean de Pinchon, docteur et avocat, et Bertrand de La Violette, seigneur du Cassagnau, et Jean de Sariac, seigneur du Colomé, ses exécuteurs testamentaires;
4° François, mort sans alliance. Par son testament du 14 décembre 1578, il fît un legs de 23 écus sols à Marie d'Antras, sa sœur, pour être employé au mariage de Jeanne de Pinchon, sa première fille; 66 écus sols à Jean, seigneur de Cornac, son
frère; 3 éciis un tiers à Catherine d'Antras, 5a nièce, bâtarde; 20 écus à Suzanne d'Antras, sa fille naturelle, et nonima pour son héritier Bernard, seigneur de Samazan, son frère aîné;
5° Marie, fut mariée par contrat du 26 juin 1561, retenu par Dutertre, notaire de Marciac, avec Messire M'^« Jean de Pinchon, docteur en droit et juge de Rivière-Basse. Le contrat fut passé au château de Samazan en présence de noble Nicolas de La Violette, seigneur de Cornac; noble Bernard du Faur, seigneur de La Rivière; noble Jean de La Violette, cadet de Cornac;
6° IsaheaUy fille naturelle de Sanson d'Antras, nommée au testament dudit Sanson pour un legs de 15 écus petits. Elle fut mariée à noble Jean du Colomé, dont elle eut Jean-François du Colomé, auquel Bernard d'Antras, sieur du Pouton, laissa par testament 10 écus sols. Jean de Sariac, seigneur du Colomé, qui est exécuteur testamentaire dudit Bernard, nous paraît être le même que Jean du Colomé, mari d'Isabeau.
X. BERNARD V D'ANTRAS, seigneur de Samazan, Ricourt, Le Litges, en vertu de la donation testamentaire de Jean d'Antras, son oncle, du 5 janvier loM. Il épousa, par contrat du 28 octobre 1365, noble demoiselle Jeanne de Rivière, fille de noble Jean de Rivière, vicomte de Labatut, et de Catherine de Vise, sa deuxième femme, et sœur d'Antoine de Rivière, fils aîné dudit vicomte de Labatut. En considération de ce mariage, Bernard d'Antras, seigneur de Pallane, fait donation de la terre de Pallane au premier enfant mâle de son neveu Bernard et de ladite demoiselle de Rivière.
Bernard fit son testament le 11 octobre 1368, devant Jean de France, notaire de Marciac; il déclare ne laisser de son mariage avec Jeanne de Rivière qu'une fille, Jeanne d'Antras, qu'il institue son héritière universelle, et comme elle est pupille, il lui donne pour tuteur noble Antoine de Rivière, vicomte de Labatut, son beau-frère; laisse à Marie d'Antras, sa fille naturelle, 1,500 livres, et déclare qu'étant en ce moment tuteur des enfants de noble Jean de La Violette, seigneur
cluCassagnau, il veut que ses héritiers rendent compte de ladite tutelle. Jeanne de Rivière se remaria avec noble Pierre du Lau, seigneur de Mauhic, qui fut tué au château de Lasalle, près x\ignan, dans un festin de noce. (Voyez note 119.)
XI. JEANNE DWNTRAS, dame de Samazan, Ricourt et Louslilges, épousa, par contrat du 6 juillet 1378, noble Sébastien de Monlezun-Campagne, fils d'Arnaud de Monlezun, seigneur de Campagne. Les deux époux donnèrent par contrat la moitié de tous leurs biens au premier enfant mâle qui naîtrait de leur union. Jeanne d'Antras se remaria par contrat du 17 août 1600 avec noble Marguerin de Monlezun, seigneur de Saint-Lary, Retplan, etc., et testa le 23 février 1603. Elle eut du premier Ut :
1° Henri, seigneur de Samazan, qui suit;
2° Olympe, religieuse au couvent du Brouil, ordre de Fontevrault.
Deuxième Ut :
1° Jean-Jacques, seigneur de Saint-Lary, Betplan, auteur des marquis de Montlezun Saint-Lary-Betplan (voir La Chenayedes-Bois);
2^ Anne, qui fut mariée à noble Roger d'Ustou, seigneur de La Molette.
XIL HENRI DE MONLEZUN-CAMPAGNE, seigneur de Samazan et Ricourt, se trouvait, en vertu de la donation portée au contrat de mariage de ses parents, possesseur de la terre de Ricourt et de la moitié de celle de Samazan. Il acquit de sa mère, en 1622, Tautre moitié de Samazan, pour la somme de 15,000 livres, en présence de noble Jean-Pierre d'Astain, seigneur d'Estampes. Il épousa en Tannée 1610 demoiselle Françoise de Baudéan-cïAux, dont il eut entre autres enfants :
1° Emmanuel.
XIII. EMMANUEL DE MONLEZUN-CAMPAGNE, seigneur de Samazan et Ricourt, épousa demoiselle Isabeau de Lasserai!, fille et héritière de noble Jean- Antoine de Lasseran-Ca-
200 ArPENDICE II.
zaux, seigneur de Sanoiis, et de Diane de Mediavilla. Elle était pelite-iille de noble Assibat de Lasseran, seigneur de Sanous, et arrière-petite-fille de noble Frix de Lasseran, seigneur de Cazaux, qui épousa, le 6 juillet 1365, demoiselle Jeanne d'Andouins, fille de noble Jean d'Andouins, gouverneur de Bayonne, et de Madeleine de Bazillac, dame de Sanoiis, en Bigorre.
Emmanuel de Monleziin n'eut de son mariage avec Isabeau de Lasseran qu'une fille nommée Jeanne.
XIV. JEANNE DE MONLEZUN, dame de Samazan, Ricourt et Sanous, épousa haut et puissant seigneur messire Pierre de Villemur-Paillès, fils de Anne de Yillemur-Paillès ei de Catherine de Comminges dite de Bourbon. Ils eurent pour fils :
XV. FRANÇOIS-ANTOINE DE VILLEMUR DE COMMIN- GES DE BOURBON, seigneur marquis de Paillés, Ricourt, Samazan et Sanous. Il dénombra ses terres nobles en 1723 devant la Chambre des comptes, déclara :
Posséder au lieu de Samazan une maison seigneuriale où il t'ait son habitation, y ayant cinq tours, bassecour, avec les offices entourées de fossés, plus deux pigeonniers, sur le dehors, etc. »
Dans le dénombrement de Ricourt, il déclare :
Tenir encore audit heu de Ricourt un enclos ou place entouré de fossés, où jadis souloit être la maison seigneuriale, n'y restant à présent qu'une vieille tour de pierre de taille qui est faite en voûte, et un pigeonnier tout auprès.... Et aussi déclare ledit seigneur dénombrant que quand il plait au roy de mander les gentilshonmies et nobles de Pardiac de l'aller servir au ban et arrière ban, ledit seigneur est tenu pour lesdites seigneuries a la neufvième partie d'un archer et pour les huit parties restantes sont tenues de faire. Messieurs de Cornac, de Florès, du Cassagneau. de Biamouret, de Lasserade, Sierac, Saint-Christau et Bonas.
Les Villemur-Paillèz ont habité le château de Samazan jusqu'à la Révolution.