LB RECUEIL DE
Ma gaité s'en est allée ; Sage ou fou .qui la rendra A ma pauvre &me isolée ; Dieu Ten récompensera.
« Le bonhomme n'y est plus, » entendais-je dire alors de toutes parts, et comme il est reconnu qu'on ne doit jamais demeurer dans la mesure des choses , on décida quelques années plus tard que le Béranger de 1833 était le vrai , le seul Béranger.
C'est encore là une de ces exagérations du parti pris. Le Béranger de 1815, de 1821, de 1828 et de 1833, tout cela est un. Vous n'avez pas seulement affaire à un poëte, vous êtes en présence d'un caractère, de la plus puissante individualité du dix-neuvième siècle.
Béranger est peuple de la tête aux pieds. Il a le rire du peuple, sa foi, sa religion, ses antipathies. Il se reflète dans son époque en pleurant, espérant et combattant avec le peuple. Sautez par-dessus ces trois recueils : 1815, 1821, 1828, vous n'avez qu'un profil fuyant de cette grande ligure.
Béranger a trois caractères bien nets. Premièrement, la comédie, qui comprend la satire et les tableaux de mœurs ; deuxièmement, l'histoire ou les sujets épiques; troisièmement, les chants anacréontiques.
Dans la comédie, vous avez : le Petit Homme gris^ la Descente aux enfers^ la Grande Orgie^ le Jour des Morts , a qu'on m'a tant reproché, » me disait-il, le Nouveau Diogène, les Infidélités de Lisette^ leDedeau^ le CarillonneuTy et tant d'autres. Dans l'ordre de la satire , c'est le Roi d'Yvetot, le Sénateur ^ Vieux habits, vieux galons y le Marquis de CarabaSj Paillasse^ Octavie^ l'Opinion de ces demoi-