LE VIEUX PINDE
ilerne. « Quoi ! luiobjcctait-on, vous ne direz pas Pfiébus, vous ne direz pas PMbé, vous ne direz pas Theti»? Comment alors nommerez- vous le soleil , la lune et la mer? — Eh bien, je dirai le soleil, la lune et la mer, réponilait-il. — Y songez-vous ! Que va devenir la poésie, avec ces expressions prosaïques? Mon clier garçon, vous n'arriverez à rien ; il vous manque l'instruction grecque et latine. »
Cela n'était pas encourageant, mais le jeune po<He en riait; et, tout en méditant les plus graves sujets, il tourna le dos au vieux Pinde.
Néanmoins, il gardait un doux souvenir de cette première et incomplète éducation , et quand il alla visiter Péronne en 4831 , Témotion le gagna et Tinspira :
Lieux où jadis m*a bercé l'espérance.
Je V0U9 revois à plus de cinquante ans!
On rajeunit aux souvenirs d'enfance, Comme on renaît au souffle du |)rintemps.
ÀHECDaTBS. — Mademoifelle D^jazcl. — Trente francs de rente. — Autres rentiers — L'Académie des Récollets. — Les deux sous du pauvre. — Le faux botlier. — Le Ihé français. — Escousse et Lebras. ■— Iléj^ésippe Moreau. — Le vieux soldat. — Le bijou lier- poêle. — Reparli»*s et opinions. — Les albums. — Béranjjer et Victor Hugo. — Bai Ihéit-my. — Le condcmn/-. — La maichandc d^aliumelles. — Le garçon pâtissier. — Les musiciens ambuiauts. — La Cloterie da Lilai, — La cuisine économique. — Lamartine et la chanson. — Désaugiers. — Lamartine découvre Béranger.
C'était un matin, Béranger tisonnait au coin de son feu, qu'il faisait et allumait lui-même, dans sa mansarde de la rue Vineuse, qui était tout à la fois sa chambre à coucher, son salon et son cabinet de travail. Il lisait les vers que lui adressaient les candidats à la postérité, quand on frappa doucement à sa porte, sur laquelle était la clef. « Entrez, »^ répondit la voix de Béranger à ce léger frappement.
La porte s'ouvre, une charmante personne, la physionomie intelligente et vive, mise avec une grande so-