LE DERNIER ADIEU
Mademoiselle Frère est morte à quatre-vingts ans. Quelques amis Font accompagnée en silence à sa demeure dernière. Le bon Béranger était déjà malade depuis longtemps de la maladie qui devait l'emporter. Ses amis essayèrent de le détourner d'aller à l'église.
« Quels sont vos motifs pour vous y opposer? répondit-il; donnez vos raisons, je vous donnerai les miennes.
— Vous êtes malade , souffrant ; cela va renouveler en vous des impressions qu'il faut éviter.
— J'irai à l'église , répondit-il ; je suis le plus vieil ami de Judith. Si je ne l'accompagnais pas, elle me ferait des reproches. »
Mes premières poésies. — Conseils. — Le» Échos de la rue, — Lettre d'ami. — Une lettre de Sihio Pellico. — La réforme électorale. — Lettre aux étudiants.
Nous étions en 4 844.
Je pensai que le moment était venu pour moi de publier mes poésies. Je lui communiquai mon projet , il s*y opposa.
« Vous n'êtes pas mur encore pour la correction , me dit-il ; il faut attendre.
— Je voudrais prendre rang.
— Je conçois; mais il ne faut entrer en campagne qu'anné de toutes pièces. Vous le pouvez, si vous le voulez.
— J'ai de quoi faire un bon volume.