‹ Mémoires sur Béranger: souvenirs, confidences, opinions, anecdotes, lettresChapitre 80 sur 117 · LA RÉFORME ÉLECTORALE · texte numérisé non relu

LA RÉFORME ÉLECTORALE

» heurs, entre autres celui de contribuer par votre » talent si distingué à faire aimer la religion et la vertu.

» SiLVïo Pellico.

> Turin, 15 janvier 45. >

Cette lecture terniinôe :

« Bahl dit-il, c'est la lettre d'un capucin. » Telle était l'opinion qu'il avait de Silvio Pellico.

Voici la réponse qu'il fit à l'invitation de la confimission qui s'organisa dans les écoles de Paris, en novembre 1847, à l'effet de réunir dans un banquet en faveur de la réforme électorale, qui devait triompher le 24 février 1848 avec la république, tous les étudiants démocrates. En peu de jours, douze cents souscripteurs avaient retiré leurs cartes, et tous les membres éminents de la démocratie française et étrangère avaient accepté l'invitation qui leur avait été adressée d'assister a ce banquet. En les conviant h venir donner à la réunion l'appui de leur influence et de leur talent, les étudiants tendaient à ce but si louable : faire disparaître toutes les querelles personnelles qui avaient h ce moment un certain caractère d'acrimonie, pour fondre toutes ces passions dans la suprême aspiration de leurs vœux

communs : l'avènement prochain de la république.

« Passy, 20 décembre 1847.

» Messieurs,

» Lorsque la dépulation de votre comité a pris la » peine de me venir inviter au banquet que vous orga- » nisez, je lui ai témoigné ma reconnaissance de celte » marque de sympathie que la jeunesse des écoles vou-

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