FAITES DES CHANSONS
La liberté, nourrice du génie, ^
Voit les beaux-arts pleurant sur son cercueil : Qui va d*un joug subir Tignominie ^ de son vers d'avance éteint l'orgueil.
Tu veux encor ravir le feu céleste»
Jeune homme épris des lauriers les plus beaux, Quand la censure, à son rocher funeste, De ton génie a promis les lambeaux !
Avec Thalie, en satires féconde.
Peignons nos grands, leurs valets, leurs rimeurs, Les vils ressorts qui font mouvoir le monde.
Et la cour même envenimant nos mœurs.
La Restauration, malgré Téclat de ses procès, malgré les foudres du clergé, les sentences des juges , ne put pas facilement triompher d'un adversaire qui, au besoin, se serait passé de Timprimerie pour lancer ses flèches. Ne suiBsait-il pas d'une copie pour qu'à l'instant même des milliers de copies circulassent d'un bout à l'autre de la France ?
« La tyrannie ne pourra jamais s'asseoir définitivement dans un pays où l'on chante, disait-il souvent. YoiUi pourquoi je conseille aux jeunes gens de faire des chansons. » .
Il avait à Sainte-Pélagie, pour compagnons de captivité, MM. de Jouy, Fontan, Cauchois-Lemaire, qui est resté son ami et qui est venu verser des larmes sur les mains de son vieil ami mourant. Il y avait aussi M. Paul-Louis Courier, qui a remarqué un sieur Bé-