PAUL-LOUIS COURIER
ranger qui fait bien la chanson et qai lai semble ne pas manquer d'esprit
Cette froide appréciation de Paul-Louis Courier me porte fort à penser que Fincisif pamphlétaire n*a compris son homme qu'à moitié. Il ne l'aura probablement vu que de proGl. Peut-être aura-t-il pensé que c'était bien de l'honneur faire au chansonnier que de prendre,
Pour peser une marotte, La balance de Thémis.
Béranger, entré à Sainte-Pélagie au mois de janvier 18ââ, dut en sortir au mois d'avril, époque où le rossignol retrouve la voix pour appeler les amours. Le chansonnier n'a pas perdu la sienne sous les verrous , comme on a pu le voir ; il va loger rue des Martyrs, auprès d'un illustre citoyen, le député Manuel. Une foule de jeunes hommes ardents viennent le visiter. Ce sont MM. Thiers, Mignet, Armand Carrel, Guinard, Godefroi Cavaignac, Armand Marrast, toute cette jeunesse bouillante et généreuse qui alors reconnaissait des maîtres, et venait, pleine d'espérance et de foi dans l'avenir de la France, demander aux hommes éprouvés des leçons de patriotisme et de liberté.
Manuel : opinion de Bëranger sur lui ; leur amitié. — L'opposition de 1822. Manuel à la Chambre des députés; son arrestation; sa mort.
Les restes mortels de mon illustre maître ont été déposés dans le caveau de la famille Manuel, à côté même de ce Manuel qu'il a tant aimé. Dans les derniers jours de sa vie, après la proposition souvent renouvelée de M. Manuel jeune, Béranger avait uni par accepter cette hospitalité funéraire, et il avait témoigné verbalement son désir à son légataire universel.
Maintenant les jeunes gens, et même beaucoup d'hommes de cette génération, se demandent : Quel était donc ce Manuel? et quels liens de parenté les unissaient?