LETTRE A JOURDAN
saire, l'archiduc d'Autriche, la signale dans une savante élude sur la campagne de 1796, où il expose ses propres erreurs avec une franchise qui doit lui mériter toule confiance lorsqu'il parle de celles des autres1. L archiduc dit à celte occasion que le secours envoyé à une aile battue arrive toujours trop tard pour la tirer d'embarras, tandis qu'il affaiblit le reste de l'armée ; de sorte que l'on finit par être vaincu sur tous les points, au lieu de ne l'être que sur un seul. C'est précisément d'une manœuvre pareille que Carnot avait détourné Jour-dan à Wattignies.
Il fallut donc faire retraite. Toutefois, le but principal était atteint : Moreau avait franchi le Bhin à Strasbourg.
Ce fut dans ces circonstances que Jourdan reçut une lettre que nous devons reproduire, parce qu'elle fait connaître les intentions du Directoire, et parce qu'on y voit avec quelle sollicitude Carnol soutenait le courage des généraux et les consolait dans leurs revers.