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SI

Vis-à-vis le trou orbitaire interne et antérieur, le rameau nasal se divise en deux parties secondaires qui sont les rameaux nasal interne et nasal externe.

A. L’interne, se subdivise, et est destiné à la pituitaire du même côté au canal nasal et à la paroi externe de la narine.

B. L’externe, forme la continuation du rameau principal et se prolonge le long de la paroi externe de l’orbite ; parvenu près de la poulie du grand oblique, auquel il donne des ramuscules, il s’anastomose avec le nerf frontal, puis il sort de l’orbite et se divise en plusieurs filets qui vont aux paupières où ils s’unissent à des filets sus et sousorbitaires et même au filet facial et au moteur oculaire commun. D’autres filaments se rendent au sac lacrymal, à la conjonctive et aux sourcils.

Article IX.

Nerf frontal. ~~ Rameau moyen de Tophthalmique .

(Nerf de sensibilité générale).

C’est le plus volumineux de la division de la branche ophtbalmique.

Le nerf frontal, dès qu’il est séparé de la branche qui lui a donné naissance, s’introduit dans l’orbite entre sa paroi supérieure et l’extrémité correspondante du muscle droit supérieur de l’œil; il suit l’axe de l’orbite ; et, dans ce trajet, il se bifurque en deux rameaux secondaires: l’un frontal interne, l’autre frontal externe.

A. L’interne, se dirige vers la poulie du muscle grand oblique : quelques ramuscules s’en détachent et vont se rendre à la paupière supérieure, où plusieurs s’anastomosent souvent avec les ramuscules du rameau lacrymal.

Ce même nerf (l’interne) sort de l’orbite entre le trou orbitaire et la poulie sus-mentionnée, et va se perdre dans le muscle sourcilier et frontal.

B. L’externe, sort de l’orbite par le trou orbitaire supérieur, étant tantôt unique, tantôt bifurqué. Aussitôt après, il fournit des filets à la paupière supérieure, qui s’anastomosent avec ceux du nerf facial, et avec ceux venant du rameau nasal interne. D’autres ramuscules se distribuent au muscle sourcilier, frontal, orbitaire et auxcirconvoisins.

Article X.

Nerf lacrymal. — Rameau externe de l’ophthalmique.

(Nerf de sensibilité générale).

Aussitôt que ce rameau est détaché de la branche ophthalmique, il

s’engage dans un conduit particulier que la dure mère lui forme ; sorti de là, il se porte obliquement le long de la paroi externe de l’orbite, pour se rendre à la glande lacrymale, à la paupière supérieure, à l’élévateur palpébral et à la conjonctive.

Dans ce trajet, le nerf lacrymal fournit deux filets, dont un, lacrymo palpébral ou sphéno -maxillaire, va s’anastomoser avec un filet de la branche maxillaire supérieure.

L’autre est le filet malaire ou tempor o -malaire, qui communique avec le nerf facial.

Article XI.

Nerf maxillaire supérieur -sus-maxillaire, seconde branche du trijumeau.

(Nerf de sensibilité générale).

Ce nerf tire son origine de la division commune des nerfs trijumeaux, sous le ganglion semi-lunaire ou de Gasser, il s’engage dans le trou grand rond du sphénoïde, pénètre dans la fosse sphéno-maxillaire qu’il traverse horizontalement, et s’introduit enfin dans le canal sousorbitaire, pour en sortir et se perdre sur la face.

Le nerf maxillaire supérieur en passant par le trou grand rond, fournit le rameau orbitaire, qui entre dans l’orbite parla fente sphéno maxillaire où il se divise en deux ramuscules, dont un malaire, anastomosé avec le lacrymal, traverse le conduit malaire et va se distribuer au muscle palpébral, et s’unir au nerf facial. L’autre ramuscule temporal va s’épanouir à la tempe et ses environs.

Le nerf sus-maxillaire fournit encore plusieurs filets sous-orbitaires ou terminaux qui se répandent dans la paupière inférieure et son voisinage, et s’anastomosent parfois avec le maxillaire inférieur.

Les autres subdivisions du nerf dont il s’agit n’intéressant pas notre sujet, nous les passons sous silence.

Article XII.

Nerf facial.

(Nerf du mouvement).

11 naît de la partie latérale et antérieure de la protubérance cérébrale, un peu en dehors des corps olivaires, à côté du nerf moteuroculaire commun et auditif. Il pénètre dans le conduit auditif avec le nerf intermédiaire de Wrisberg, et avec le nerf acoustique (peut-être s’anastomose-t-il avec ce dernier?), parcourt librement l’aqueduc de Fallope, dans toute son étendue.

11 sort de ce canal osseux, par le trou stylo -mastoïdien, puis il se dirige en avant et en dehors, pour se partager en deux rameaux, dont un s’anastomose par plusieurs filets avec ceux venant du ganglion cervical supérieur.

L’autre s’anastomose avec le pneumo-gastrique. A la superficie de la glande parotide, le nerf facial fournit encore plusieurs ramuscules qui s’unissent avec le rameau lacrymal de l’ophthalmique, avec les rameaux sous orbitaires de la branche maxillaire supérieure, avec quelques autres filets nerveux qui se rendent aussi vers le muscle palpébral, venant du maxillaire inférieur du trijumeau, à l’aide du grand nerf pétreux.

Enfin disons encore que le nerf facial fournit une partie du grand nerf pétreux, le petit nerf pétreux, quelques filaments du rameau auriculaire du pneumo-gastrique, et une foule d’anastomoses avec des nerfs voisins qui n’appartiennent plus à notre sujet.

Fonctions du nerf facial. Ce nerf préside à la contraction de tous les muscles sous-cutanés de la face, et n’est sensible que par l’intermédiaire de ses anastomoses avec le trijumeau.

Article XIII.

Ganglion ophlhalmtque.

(Lenticulaire, orbitaire, ciliaire).

Situation. C’est un petit corps tuberculeux, entouré de beaucoup de tissu cellulaire, d’un gris blanchâtre occupant le fond de l’orbite, sur le côté externe du nerf optique, à six ou sept millimètres au devant du trou optique.

Structure et forme. Meckel a très-bien décrit ce ganglion qui est constant chez l’homme. Sa structure est celle de tous les autres ganglions. Il n’a aucune forme ni volume déterminés ; assez généralement il représente une espèce de tubercule carré. Nous le considérons comme tel pour faciliter sa description.

A. L’angle postéro-inférieur reçoit un rameau court d’une des branches du nerf moteur oculaire commun (racine motrice), lequel se rend au muscle petit oblique.

La terminaison de cette racine courte ou motrice va se distribuer à l’iris.

B. L’angle postéro-supérieur reçoit un filet assez long venant du rameau nasal (racine sensitive), lequel émane de la branche ophthalmique de Willis, tout près du nerf optique. Ce filet sensitif se distribue,

dans l'intérieur de l’œil, à la rétine et à sa surface muqueuse, après avoir traversé la membrane albuginée.

Nota. Lecat dit avoir découvert entre les deux angles postérieurs du ganglion ophthalmiqtie, un troisième ramuscule nerveux mou, ramuscule sympathique, arrivant au sinus caverneux, et par conséquent reliant ce ganglion par l'intermédiaire du rameau carotidien au ganglion cervical supérieur du grand sympathique, et ainsi au reste du système nerveux végétal if. ,

C. Quant aux angles antérieurs du ganglion ophthalmique, ils sont aussi divisés en supérieur et inférieur, et chacun d’eux fournit un cer^tain nombre de filets iriens-ciliaires (Ghaussier, Wenzel).

Article XIV.

Nerfs ciliaires ou iriens.

Ils sont fournis parles angles antérieurs du ganglion ophthalmique. Leur nombre est de dix à quatorze ; ils sont placés sur les côtés du nerf optique, arrivent flexueux et contournés jusqua la sclérotique, qu’ils traversent obliquement. Après avoir perforé isolément la membrane albuginée, ils vont se rendre à la choroïde, au cercle ciliaire; là, ils se subdivisent chacun en deux pour se distribuer à l’iris, autour duquel ils forment des arcades d où partent de nombreux troncs qui rayonnent dans cette membrane et finissent autour de la pupille par un plexus terminal.

Quelques filets ciliaires se rendent aussi à la conjonctive bulbaire. Nous avons déjà dit qu’un filet irien accompagnait parfois l’artère centrale de la rétine. (Le nerf trijumeau fournit aussi quelques ramuscules ciliaires, ainsi que legrand sympathique).

Fonctions. Les nerfs iriens sont en connexion avec le nerf naso-ciliaire, le ganglion ophthalmique duquel ils émanent, et avec les nerfs moteurs de l’œil, notamment le moteur oculaire commun. C’est à ce dernier que sont dûs principalement les mouvements du diaphragme irien.

Article XV.

Ganglion semi-lunaire ou de Gasser.

Situation. Il est situé dans la fosse temporale interne sur la division du trijumeau en trois branches. Là, il est intimement uni à ce nerf. C’est un petit renflement nerveux ayant une concavité tournée en bas et en avant, une convexité dirigée en haut et en arrière.

Structure. La structure du ganglion semi-lunaire est la même que celle des autres ganglions. Ses fibres constituantes se confondent avec celles du nerf trijumeau, au point que des physiologistes modernes ont cru que c’était le ganglion de Gasser qui donnait naissance à la branche ophthalmique, la maxillaire supérieure et l’inférieure.

Rapports . Le ganglion semi-lunaire est adhérent à la dure-mère par sa partie supérieure et à la division du trijumeau par sa partie inférieure.

Il communique par Tintermédiaire de son union matérielle avec plusieurs filets du plexus caverneux du grand sympathique, avec le ganglion ophthalmique, le nerf oculo-moteur externe, le moteur oculaire commun et le ganglion cervical supérieur.

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