‹ Mémoires sur GarrickChapitre 128 sur 148 · GARRICK · texte numérisé non relu

GARRICK

Il ne nous reste plus à parler de Garrick que sous le rapport de sa vie privée. Personne n^ignore qu'il était doue' d'une grande vivacité, qu'il possédait un grand fonds d'esprit et de politesse, et que tout ceuxtjuile connaissaient rendaient justice à ses qualités aimables. Dans ses premières années , lorsqu'il était encore peu favorisé de la fortune, il suivait les principes d'une stricte économie. Ce fut pour ses ennemis un motif de l'accuser d'avarice (i).

blesse de maintien qu'elle devait à sa première profession ( celle de danseuse). Elle jouit toute sa vie d'une excellente santé, et sa mort fut si subite, qu'à l'instant ou elle en fut frappée , elle se disposait à sortir pour aller assister à l'ouverture du théâtre de Drury-lane. {JSole du traducteur.)

(i) Foote, qui fut, comme Garrick, acteur, auteur et directeur , satirique de profession , et qui attirait du monde au théâtre d'Hay-market, dont il avait obtenu la direction parla protection du duc d'York, en offrant à ses spectateurs une caricature chargée des hommes les plus connus delà capitale, qu'il exposait à la risée du public; Foote, dis-je, avait fait courir le bruit qu'il y présenterait Garrick, ce que pourtant il ne fit jamais. Mais en toute occasion , il décochait des traits contre lui , ce qui n'empêchait pas qu'ils ne se vissent de temps en temps , aucun d'eux no voulant probablement se faire de l'autre un ennemi déclaré. Un jour, dit M. Davies, que Garrick était allé lui rendre visite, il fut surpris de voir son buste placé sur le

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