‹ Mémoires sur GarrickChapitre 132 sur 148 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

et à la constitution , il ne voulait pas entrer dans les querelles entre les Whigs et les Torys. M. Pelham était le ministre qu'il admirait, comme on le voit dans l'ode qu'il composa sur la mort de ce grand homme. Il n'y prend pas uii vol à perte de vue , il n'y emploie ni fictions, ni grandes phrases; c'est le langage du cœur, langage simple, élégant et pathétique.

Qu'un tel homme ait eu des relations intimes avec les personnages les plus distingués du royaume, c'est ce dont on n'a pas plus lieu d'être surpris , qu'il n'est permis d'en douter. S'il était nécessaire de prouver ce fait, il suffirait de dérouler la hste des noms les plus illustres de la Grande-Bretagne. Il était à Mount-Edgecumhe, chez le lord qui porte ce nom , quand il reçut du comte de Chatam une invitation en vers élégans, de venir le voir à sa terre de Burton-Pinsent. Que pourrait-on ajouter à ce témoignage rendu en sa faveur, par un homme d'un génie si brillant, d'une intégrité si respectable? C'est un monument impérissable élevé parle comte de Chatam il la mémoire de Garrick.

Nous dirons pour conclusion que le Roscius anglais fut l'ornement du siècle au il vé-

eut, le restaurateur de Fart dramatique^ et le reTorinateur du goût. Le the'àtre, de son temps,occupaittellementrattention publique^ qu'on pouvait dire q^i'il existait quatre états en Angleterre, le roi, les pairs , les communes et le spectacle de Drury-lane.

DE

CHARLES MACKLIN,

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