CHAPITRE X. l
nefice de inistriss Pritchard, leFermier de retour de Londres f intermède qui se jouait entre les deux pièces. C'est une satire bien imaginée des mœurs de la capitale. Le fermier, dont le rôle était rempli par Garrick , raconte à sa femme tout ce qu'il a vu dans cette ville. Les ëcrivailleurs des journaux, le couronnement (i), la procession du lord maire (2) et
bouche. L'auteur en fut si piqué , que , lorsqu'il fit imprimer son Comte d'Essex , il changea le vers qui y avait donné lieu. ( Note du traducteur. )
(1) Il s'agit du couronnement de George III; George II était mort le 26 octobre 1760. [Note du traducteur.)
(2) Les fonctions du lord maire de la cité de Londres sont annuelles. Son élection a lieu le 29 septembre. Le 9 octobre , il part de Gulldhall en grand apparat , avec les shérifs et les aldermans , dans d'immenses voilures gothiques toutes dorées, contenant plus de bois qu'on n'en brûle à Londres dans tout un hiver; se rend au pont de Black Friars ; s'embarque avec tout son cortège dans d élégans esquifs parfaitement ornés , précédé de barques remplies de musicieus , et suivi d'un nombre immense de nacelles de toutes espèces contenant des milliers de curieux : il va prêter serment devant la Cour de justice de Westminster, et retourne dans le même ordre à Guildhall oii l'on sert un dîner qui coûte trois mille livres sterling. C'est là ce qu'on appelle la pioccssion du lord maire. Toutes les corporations de la cité donnent un grand dîner le même
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les Spectacles , passent tour à tour en revue devant lui. Il a vu jouer une comédie , VEcole des amans^ pièce imitée du Testament de Fonten elle, par Whitehead, lequel, après avoir réussi dans deux tragédies, venait de réussir aussi dans le genre comique : il en avait été content, quoique les critiques ne Taimassent point, parce qu^ils voulaient rire, et qu'elle leur donnait envie de pleurer. Un critique, dit-il, est un homme qui ne peut pécher , et qui hait ceux qui sont en état de le faire. Cette pièce, fort applaudie, fut répétée tous les jours, jusqu'à la clôture du spectacle.
jour , et tous ces dîners coûtent , dit-on , environ vingt mille livres , c'est-à-dire cinq cent mille francs.
{Note du traducteur.)