‹ Mémoires sur l'ancienne chevalerie avec une introduction et des notes historiques (volume 2)Chapitre 13 sur 57 · INTRODUCTION. XXII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXII

noblesse se vantoit de son ignorance; mais dans la troisième, elle se grossit de tous les désordres des temps, et devint factieuse et débauchée. Ce fut pourtant à cette époque que naquirent les Bayard et les Crillon, comme dans l'antiquité Rome, soumise à d'exécrables tyrans, vit encore briller quelques grands courages, et se ranimer bis traditions de ses vieilles vertus.

L'étude de l’histoire de la Chevalerie n 'étoit pas appréciée il y a un demi-siècle ; il semble qu'aujourd'hui l'esprit humain, fatigué des innombrables innovations qu'on Jui a fait subir, tende à se rapprocher du moins par les lettres des âges précédents. Ce n'est pas la circonstance la moins remarquable de notre temps, que les coutumes de nos pères nous paroissent moins barbares, à mesure que la civilisation excede toutes ses limites. La naï-veté d'expression qu'on trouve dans les vieux romanciers, une simplicité admirable répandue dans les mœurs qu'ils décrivent, je ne sais quel sentiment universel d'opposition qu'explique trop bien le contraste des innovations étourdies d’une législation improvisée, et des besoins secrets de tous les cœurs et de

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