‹ Mémoires sur l'ancienne chevalerie avec une introduction et des notes historiques (volume 2)Chapitre 8 sur 57 · XIV | INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV | INTRODUCTION

‘au droit féodal, nous ne faisons pas attention qu'ils ne concevoient pas l'existence d’un autre droit public. Il est probable que les traditions de la Chevalerie étoient tres-modernes au douzieme siècle ; l'ignorance de ceux qui seles approprièrent ne permet pas d'en tirer aucune lumiere utile. On trouve cependant dans les romans et dans les chroniques la preuve du profond respect qu'inspiroit le rang de che valier, et une image fidèle des mœurs naïves et imposantes de l'époque.

Au seizième siècle on écrivit d'après ces matériaux imparfaits, etle /atras encore mal débrouillé des chroniqueurs et des romanciers précédents devint la partie essentielle de l’histoire. À cette époque, on poussa jusqu’à l'extravagance la recherche des origines; on fit abus de la science et de l’érudition, mais il n'y avoit alors dans la littérature ni un goût sûr, ni un véritable discernement, tant il est vrai que les commencements de la civilisation ressemblent à sa caducité; et que les s0ciétés ont deux enfances comme les hommes : celle du berceau, où elles apprennent lentement la vie, et celle qui arrive avec la décrépitude, et qui précède la mort.

Le dix-septième siècle ne marcha pas dans

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