‹ Mémoires sur l'ancienne chevalerie avec une introduction et des notes historiques (volume 2)Chapitre 9 sur 57 · INTRODUCTION. ‘ XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. ‘ XV

une voie plus heureuse. Ea civilisation énergique. du moyen âge n'existoit plus. La civi- ‘ lisation élégante et perfectionnée du grand règne n'existoit pas encore. Alors la ruine totale du gouvernement féodal fit disparoître tout ce qui étoit resté de l'ancienne Cheyalerie dans les mœurs de la cour et de la noblesse.

Ce qui est digne de remarque, c'est que les libertés des communes et les priviléges des provinces disparurent en même temps que la puissance seigneuriale. L'aristocratie est, dans les monarchies, le boulevard des intérêts populaires. Comme on ne pouvoit plus réclamer de droits, on s’attacha aux distinctions, et la noblesse, soumise au trône sans acception de droits spéciaux , sans priviléges, sans exceptions, ne s’occupa plus de son ancienne grandeur que pour y trouver des titres à la considération publique et à des honneurs d'étiquette, qui devinrent ses seuls avantages. Ce fut l’époque des généalogies et des histoires particulières, où l’orgueil se nourrissoit de vains souvenirs, indemnités frivoles de ses illustrations effacées. À compter de ce moment , l'institution de la noblesse chevaleresque ne vécut que dans les livres. Il ne resta de ce vieux rempart des libertés publiques

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