‹ Mémoires sur l'ancienne chevalerie avec une introduction et des notes historiquesChapitre 23 sur 44 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

,.« Madame Alienor de Poittiers , fut fille de Monsieur »' Jean de Püictiers, Seigneur d’'Arcy ( en note :’Arey » est sur l’Aulbe ), et de Madame Isabeau de Sousa sa » compagne, native du Royaume de Portugal; icelle » Dame fille du Conte de Sousa et d’une fille descen- » .dué d'une branche de la maison des Rois de Portugal. » Isabeau de Sousa s’en vient (.en note : 1429 ) par » deça avec Madame Isabeau, fille du Roi de Portaget, » et fut mariée au Seigneur d'Arcy, dont elle eut plu: » sieurs enfants, et entte les autres une fille qui fut ladite » Alienor : et demeura jcelle avéc sa mère dès l'âge de à sept äns en sa Maison de Bourgogne ; tant qu’elle fut » mariée à Messire Guillaume; Seigneur de de. » : Vicomte de Futnes en Flandre.

» Icelle Dame Alienor, a bién voulu meitre par écrit » ce qu'elle vit et oùit dire à sadite mère, durant le | * temps qu’elles résidèrent en sa dite Cour:de Bourpou- », gne, des honneurs: et statuts Royaux qui se doivent » faire et entretenir ès Cours des Princes, chacun selon » son état; sans les croître, cxeéder où diminuer :' et qui

+ autrement en veut user, ils pourront plus tourner à » dérision et tromperie, qu'à honneur et réputation : et » ontétéiceux statuts sibien ordonnés etdébattus ès Cour » des Rois et Reines, par les grands Princes et Nobles, » comme aussi par Hérauts et Rois d'armes; que nul * depuis u’a sçû ne dù différer à les garder et observer, » pour le temps présent ne pour Le temps avenir :etcom- + mence la ditte Dame ainsi : k |

> CHAPITRE PREMIER. — Quand je viens en Cour, etc. »

On voit que le sens, le style et l'orthographe diffèrent dans beaucoup de cas de la version que nous avons donnée. Dans l’ancien manuscrit copié par Sainte-Palaye, madame Jsabeau , mère d’Aliénor de Poitiers, descend des rois de Portugal; dans le manuscrit de l’Escurial elle appartient seulement à une fille descendue d’une branche de la maison de ces souverains. Nous ne multiplierons point les citations, il nous suffit d’avoir indiqué au lecteur ces ‘variantes qui au reste ne sont pas d'une haute importance historique. Îl est présumable que le manuscrit de l’Escurial a été traduit en espagnol, et traduit de nouveau de cette langue en françois. Les expressions dont on se sert dans cette eopie des Honneurs de la Cour, et l'orthographe de plusieurs mots, indiquent assez, qu’elle date de la fin du seizième siècle , et que par conséquent elle est de beaucoup postérieure à celle qu'a suivie Sainte-Palaye.

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