CHAPITRE Vil
Réponses de M. Arnauld à M. d'Andilly, k M. d'Angers, et à une lettre de M. l'abbé de La Lane '.
C'était assez à M. Arnauld d*étre battu depuis tant d'années de tant de différents orages, sans être encore agité par cette tempête domestique, et sans se voir exposé inopinément à la censure de ses deux frères, pour lesquels il n'avait pas moins de respect et d'estime que de tendresse fraternelle et de charité. Néanmoins son cœur, qui était toujours droit et éclairé, ne l'abandonna pas dans ce grand besoin, et lui fournit d'abord cette lettre le 5 avril à M. d'Andilly, son frère, qui lui avait fait et procuré ces avanies par le seul amour de la paix, sans lui donner aucune part dans ce dessein, dans lequel M. d'Angers se trouva bientôt plus embarrassé que lui-même.
« J'ai lu la lettre de M. de Comminges à M. d'Angers et avec douleur... *. :»