C'est-à-dire : effacer
222 MÉMOIRES DE GODEFROl HERMANT
ce qu*on rendait aux constitutions. Qu'il y avait encore dans cette lettre inconcussa apud nos viget ac vigebit constitutionum reverentia et obedienlia^ et que per constitutiones contentiones omnes féliciter dissipatœ sunt. Que ne pouvant envoyer toute la lettre à M. Arnauld, il valait mieux lui en envoyer les mots qui étaient plus considérables : qux [félicitas quà ex pace universali orbis christianis frui \incipit) eo nobis plenior et solidior esty quod nuper contentiones omnes quibtcs putpita theologica perstrepebant^ edictis apostoUcis partim Sanctitatis vestrœ, partim Innocenta prœdecessoris, quibus quinque articuli ex Cornelii Jansenii Iprensis episcopi Augustino excerpti condemnantur^ féliciter dissipatœ sunt, inducta velut antecursoria quadam pace huic universali, Utramque ut summa exultât ione amplectimur, ita academicam istam auctoritate Beatitudinis vestrœ sancitam firmissimo proposito austodire nobis statutum est. Nemo ullum prxdictorum articuloi'um in scholis nostris tueri, aut eorumdem condemnationi obstrepere praesumit, Constitutionum apostolicarum inconcussa viget vigebitque reverentia et obedientia. Que dans le reste, il était parlé de la formule qu'ils faisaient faire et de la doctrine de saint Augustin et de saint Thomas dont ils demandaient la confirmation. Sur cela, M. de La Lane disait qu'il croyait qu'on se pouvait servir des mêmes termes de soumission qui étaient reverentia, obedientia, obseivantia constitutionum, damnatio articulorum, sans mettre excerpti exJansenio, ceux de Louvain ne l'ayant point mis dans leur formule. Qu'il devait voir M. de Comminges pour lui montrer que ces docteurs n'avaient point dit amplectimur constitutiones. Que M. Sinnich avait écrit, et exhorté fort à leur formule, et que religiosa observantia n'était qu'un terme de respect qu'on devait au souverain Pontife, et qu'il fallait cacher le déshonneur de son père de peur d'être punis comme les fils de Noé; que si l'on refusait cette voix de paix, c'était vel scrupulositas, vel animositas. M. de La Lane ajoutait que l'on avait encore proposé si Ton ne pouvait point mettre simplement au bas des constitutions : has constitutiones suscipimus, etiis nos subjicimus. Qu'il jugeait nécessaire de pouvoir entretenir M. Arnauld sur cela, mais qu'ils pensaient à dire à ce prélat qu'on ne pouvait se servir de ces mots qu'en les expliquant et les déterminant, comme serait suscipimus et nos subjicimus