CHAPITRE XVIII
M. SingliD fait de nouvelles instances envers M- Arnauld touchant raccommodement. Sentiments de M. de Sacy sur une lettre de M. d'Angers.
Ni M. Arnauld, ni aucun de ses amis n'écrivirent rien sur cette grande affaire qui se traitait entre le Parlement de Paris et la Faculté de théologie. On voit assez qu'ils avaient en ce temps-là d'autres occupations, et quoique M. Arnauld ne se fût caché à ses plus intimes amis que pour demeurer dans le silence, M. d'Andilly, son frère aîné, poursuivait l'affaire de la paix de l'Église avec une chaleur si conforme à son naturel, mais tellement accrue par son zèle, qu'il ne donnait aucun repos à ceux de ses amis qu'il croyait y pouvoir contribuer quelque chose.
M. Singlin était celui à qui il avait fait faire plus de démarches pour obliger M. Arnauld de se rendre à l'apparence de leurs raisons. Cet ancien supérieur de Port-Royal, ayant cherché ce docteur célèbre où il n'était pas, fut obligé de se justifier auprès de lui des plaintes qu'il avait