‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 195 sur 455 · LIVRE xxxii · texte numérisé non relu

LIVRE xxxii

ne parut point en public, et on n'en sait pas trop bien la cause.

M. de Comminges, muni d'une procuration si avantageuse pour ses fins, écrivit au pape Fun des jours du même mois, dont la date n'est pas marquée dans la copie que M. d'Andilly en lira, et qui était conçue en ces termes :

« Sanctissime Pater.

« Si perpétua et constans Ecclesiasticae atque hiérarchise disciplina) ratio...*

Il n'est parlé dans cette lettre ni de ce que M. Arnauld et les autres disciples de saint Augustin absents de Paris n'avaient point eu de part à cette affaire, ni de la seconde déclaration que MM. de La Lane et Girard avaient donnée à M. de Comminges, de n'avoir pas voulu par la première donner atteinte à la doctrine de Jansénius. Mais on supprimait toutes ces choses à dessein, afin de s'aplanir dans Rome les voies de cet accommodement, et de chercher celles qui seraient les plus agréables au Saint-Siège. M. d'Andilly, à qui son extrême amour pour la paix et l'estime particulière qu'il faisait du rare mérite du prélat médiateur ne faisaient rien trouver de choquant en cette lettre, la traduisit ainsi en notre langue en la manière qu'elle avait été composée la première fois par M. de Comminges, qui y avait fait ensuite plusieurs changements, que l'on a encore écrits de sa propre main :

« Très saint Père, (( La constante et perpétuelle discipline de la hiérarchie ecclésiastique*...

On peut faire plusieurs observations importantes sur cette lettre et sur ses corrections : 1** Que M. de Comminges tourne cette affaire à son avantage, prétendant que le motif du roi en l'engageant dans cette négociation de paix était fondé sur le zèle que l'on avait toujours reconnu en lui pour l'autorité du Saint-Siège. Car quoiqu'il pût avoir effectivement ce zèle, on n'en avait pas toujours été persuadé à Rome, puisqu'il y avait eu un bref contre lui, aussi bien que

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