‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 196 sur 455 · V. Œuvres d Arnauld, t. XXII, p · texte numérisé non relu

V. Œuvres d Arnauld, t. XXII, p

2. Suit au ms. la traduction faite par d'Andilly de la lettre ci-dessus. Elle est ainsi datée : A Paria, ce ..juin 1663.

276 MÉMomes de godeproi hermant

contre MM. de Sens et de Beauvais, à cause de l'ordonnance qu'il avait faite pour la publication de la bulle d'Urbain VIII ; et ces choses font trop d'impression dans la cour de Rome pour y pouvoir être oubliées si facilement. Plusieurs docteurs de Sorbonne se souvenaient encore de l'éloge que M. Grandin lui avait donné quand il avait été proposé pour son évéché de Comminges. Car M. Vincent, supérieur de la Mission, s'étant informé de lui quel jugement on portait sur l'abbé du Plcssis-Praslin, il en avait fait ce portrait : Vir plus et doctus^ Richerio tamen addictus ; de Jansenio nihil dicam.

2« Qu'ayant parlé de M. de Rodez aussi bien que de M. de Laon dans le premier projet de sa lettre traduit par M. d'Andilly, le nom de M. de Rodez ne se trouve plus dans la correction qu'il avait faite de cette lettre, soit que ce prélat eût crainte de s'engager par écrit en approuvant positivement les articles des députés pour la défense de saint Augustin, soit que la liaison qu'il avait avec les Jésuites lui fit juger que cet accommodement ne se trouverait à la fin qu'une paix imaginaire, et qu'il ne vit pas de raison de s'en faire un grand mérite.

3* Qu'autant qu'il donne d'éloges au P. Ferrier, autant il exagère les soupçons qu'on avait conçus de la foi des disciples de saint Augustin, dont il parla encore plus durement dans la correction de sa lettre que dans son premier projet; ce qui fait voir de plus en plus combien les Jésuites dominaient sur son esprit et traitaient cette affaire en maîtres et souverains.

Il joignit à cette lettre [au] pape une autre lettre au cardinal Rospigliosi, secrétaire de S. 6.> et qui devint ensuite son successeur et l'auteur de la paix de l'Église. Elle était ainsi conçue :

Eminentissime Princeps,

Diu exoptatae pacis ecclesiastics, quae jam a pluribus annis a Galliaexsulaveratoccasione libri Cornelii Jansenii Iprensis episcopi quasi postliminio revocandae spes afiuiget, oonspirantibus omnium votis, quod Eminentiae vestrae constabit ex litteris quas jubente rege et rogantibus omnibus) qui hoc negotio implicanlur ad sanctissimum D. N. Alexandrum scribo. Incredibile est, Princeps eminentissime, quanta Isetitia probes omnes hujus difûcillimbt; rei perfectio atque absolutio afficiat. Quis enim summa cum vo-

Page 1