‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 223 sur 455 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

M. de Flavigny, docteur de Sorbonae, défère à rassemblée de la Faculté la thèse de mathématiques soutenue depuis peu au collège de Ciermont. Ou uomme des députés pour Texamiaer.

Le premier jour de juillet, M. Valérien de Flavigny, docleur ea théologie de la maison et société de Sorbonne, professeur royal en langue hébraïque et doyen des professeurs du collège de Cambrai, s'éleva avec beaucoup de vigueur contre son confrère M. Grandin, dans l'assemblée de la Faculté, pour se plaindre de sa négligence, et lui reprocher le silence qu'il affectait dans une occasion très importante, où tout le monde attendait de lui qu'il s'acquittât de son devoir. H dit que ce docteur, après avoir été déposé depuis peu du syndicat pour avoir signé et laissé soutenir des thèses contraires aux sentiments de l'Église gallicane et de l'ancienne doctrine de la Faculté de Paris, n'avait été rétabli dans ses fonctions qu'après les promesses qu'il avait faites à la cour de tenir à l'avenir une autre conduite. Qu'au lieu de se souvenir d'une parole donnée si solennellement, il était muet sur une matière de la dernière conséquence pour l'Église et pour l'État, et laissait répandre sans opposition une doctrine contagieuse qui leur était extrêmement préjudiciable, et à tout le genre humain. Que saint Paul nous enseigne que la colère de Dieu éclatera contre toute l'impiété et l'injustice des hommes qu retiennent la vérité de Dieu dans l'injustice; que celui qui sait le bien et ne le fait pas commet un péché ; qu'il a dit : « Je n'ai point de gloire si je ne prêche pas l'Évangile, car j'y suis indispensablement obligé; et malheur à moi si je ne prêche pas l'Évangile! «Que c'est le devoir d'un théologien de combattre pour la vérité jusqu'à la mort et à l'effusion de son sang; que tous ceux de la Faculté de Paris s'y étaient obligés par le serment qu'ils avaient fait à l'au-

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