CHAPITRE XII
M, Arnaald écrit une seconde lettre à un de ses amis pour lui témoigner qu'il n'avilit aucune part au résultat du traité de M. de Commiiiges. Son inquiétude sur le second projet du doyen de Senlis. Réponse de M. Aruauld à ia lettre de M. l'abbé de La Lane.
Pendant que les docteurs disputaient entre eux sur la matière de l'infaillibilité du pape, M. Arnauld, ne pouvant souffrir qu'on le comprit malgré lui dans l'acte que Ton avait envoyé à Rome, et que ceux de ses amis qui avaient part à cette négociation tissent courir le bruit dans Paris et dans les provinces qu'il ne s'y opposait pas, se crut obligé de détruire tout de nouveau cette fausseté par cette lettre qu'il écrivit à un de ses amis, et qui fut rendue publique et imprimée le 20 du même mois, lorsqu'on eut appris la nouvelle de l'arrivée du bref de Rome.
« Ce 1" août.
€ Monsieur, « Je suis fort étonné qu'on me mande de Paris...» » Comme M. Nicole était celui de tous les amis de M. Arnauld qui pouvait rendre un témoignage plus certain de la conduite de ce docteur, parce qu'il avait assisté de sa part au commencement de la conférence dont il s'agissait, et qu'il avait toujours été avec lui dans la suite, il crut aussi devoir en informer M. l'abbé de Pontchâteau par ce billet qu'il lui adressa le même jour 1er août :
« 11 me semble avoir vu dans une de vos lettres qu'on vous attribuait quelques discours auxquels vous no pensiez pas. La société de nos infortunes fait donc que je m'adresse à vous plus librement pour vous demander si vous ne sauriez point l'origine d'un [bruit] que l'on fait courir de moi. On me fait dire que M. Arnauld n'a témoigné éloigne-