‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 259 sur 455 · V. UEuvres d Arnauld^ t. 1, p · texte numérisé non relu

V. UEuvres d Arnauld^ t. 1, p

ment de Tacte de nos amis qu^avant de savoir ce qu'il contenait; mais que depuis il ne Tavait pas désapprouvé, et qu'il était résolu d'en attendre Févénement. Si l'on peut dire sans y penser et sans s'en apercevoir en aucune sorte des choses que l'on sait être très fausses, je me croirais coupable d'avoir tenu ce discours. Mais si cela est difûcile, je m'imagine qu'en l'approfondissant on trouvera qu'il y a du malentendu. Outre que je ne me souviens pas d'avoir vu aucun de ces Messieurs qui tirent avantage de ce discours, depuis le jour de l'assemblée où je leur donna sujet de se plaindre de mon silence, et où ils ne voulurent pas entendre ce que signifiait ma retraite. Ne serait-ce point un billet que j'écrivis chez vous pour être montré k M. de La Lane, et qui contenait une réponse à leur plainte, dont la substance était t|ue je n'avais pas dû parler le jour de l'assemblée, parce que dans le peu de temps qu'on eut pour délibérer, je n'avais pas encore de sentiment formé. Que M. Àrnauld ne s'éloignait pas de dire ses sentiments sur les choses qu'on lui proposerait, mais qu'il était dur pour lui qu'on ne lui proposât les choses que pour le faire passer ensuite pour ennemi de la paix, et pour rejeter sur lui les mauvais événements ; que c'était la raison qui lui avait fait juger qu'il était plus avantageux de laisser ces Messieurs apprendre par l'événement que les conseils timides ne sont pas toujours les plus sûrs, que non pas de les contredire inutilement. Cela signiûe-t-il que l'on approuve la chose dans le fond? C'est pourquoi, si l'on abuse de mon témoignage, je vous prie de témoigner en toute rencontre que je n'ai point dit ni écrit ce qu'on m'attribue, et que certainement je ne l'ai pu dire ni écrire, étant témoin comme vous savez que M. Ârnauld vous écrivit un billet où il vous disait nettement son sentiment sur le fond, et qu'il en a toujours parlé de même. S'il est besoin de signer ce témoignage, je le signerai de bon cœur, ne prenant nul plaisir à de tels discours. »

M. Lancelot écrivantà.... le 3 août, leur manda quelques particularités que le P. Des Mares leur avait dites la veille dans une conversation. La première, qu'il ne pouvait approuver la conduite des entremetteurs de la paix prétendue, et qu'il approuvait extrêmement le procédé de M. Arnauld, et qu'il l'estimait heureux, étant ravi lui-même de n'avoir

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