‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 269 sur 455 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Épanouissemeut de M. Girard et de ses amis sur i'airaire de la puix de rÉglise. Sentiuieott contraires de M. l'abbé Le Koi et de quelques autres. Arrivée do Bref.

Quand on faisait réflexion sur la joie de M. Girard et de quelques-uns de ceux qui étaient entrés dans cette négociation mystérieuse, et que Ton considérait la persuasion intérieure qu'ils avaient d'une paix prochaine et toute assurée, on ne pouvait point ne les pas plaindre.

Le 14* du mois d'août, M. Girard fît part à la sœur Angélique de Saint Jean d'une lettre de Rome que le P. Baron, jacobin, lui avait envoyée par M. le président Mauguin, et qui portait qu'on serait ravi en ce pays-là que ces messieurs se fussent expliqués à peu près dans les termes des thomistes, et que l'affaire finit, parce qu'elle avait passé trop avant et n'était qu'une pique, très bien conduite par l'un des partis et très mal par l'autre. Que c'étaient les propres paroles du P. Lauria, consulteur du P. Malgoirez, religieux de Tordre de Cîteaux, qui disait dans cette lettre qu'il y avait tout sujet d'espérer une bonne issue, et qu'il avertirait qu'il n'était pas de l'intérêt du pape de rien exiger, les choses n'étant pas disposées à cela en France.

Cette même lettre de Rome portait que le P. Fabry, jésuite, avait dit à plusieurs personnes que la paix était faite avec les jansénistes, qu'il n'en fallait nullement douter, et qu'on en était très satisfait au Palais. Que Mk' Nini*, maggior-

1. Jacques Philippe Niai (1630-1680), fait cardinal par Alexandre Vil en 1064.

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