LIVRE XX XI II
d'une si longue et si forle préoccupation; et que ce bref n'ait point été capable de faire cesser son assoupissement. Mais la fermeté qu'il avait à ne pas sortir de l'espérance qu'il avait conçue du succès de son traité ne servit qu'à faire éclater davantage la lumière, la douceur et la modération de M. Arnauld, qui prévit bien qu'on le rendrai^^ encore coupable du désavantage de cette négociation, et ce fut pour prévenir cette injustice qu'il adressa encore cette lettre à un de ses amis, le 24 août; avant que de répondre à celle de M. de Valcroissant :
« Je m'étais approché de Paris pour une affaire importante... ' »
M. Arnauld n'avait pas encore reçu la lettre de M. de La Lane quand il écrivait celle-ci. Mais il changea de sentiment touchant ces deux messieurs, quand il eut lu ce que cet abbé lui écrivait, et il lâcha de lui ouvrir les yeux par cette solide et judicieuse réponse, datée du 28 août :
« J'avais déjà reçu des nouvelles du bref avant que d'avoir reçu votre lettre, et quoiqu'il me regardât moins qu'un autre... ' »