‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 286 sur 455 · Ms. : par un certain, ce qui n'a pas de sens · texte numérisé non relu

Ms. : par un certain, ce qui n'a pas de sens

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ont-ils écrit et donné au public de letires graves, libres, utiles ? Combien ont-ils employé d*ambassades vers la cour de Parlement, vers les trois États assemblées par Tordre et Tautorité du roi, vers les conciles» vers nos rois très chrétiens et les rois des autres nations, vers les empereurs et les papes mêmes? Les uns les ont écoulés agréablement, et les autres les ont quelquefois rejetés; mais quelque traitement qu'on leur ait fait, ils n'en ont été que plus fermes et plus constants dans leur première résolution, et n*ont rien relâché de leur ferveur et de leur zèle ; au contraire cette contradiction n'a servi qu'à donner à leurs esprits plus d'élévation, à les animer d'un plus grand courage et à leur donner une nouvelle vigueur, de sorte qu'ils ont exécuté avec beaucoup d'honneur et de gloire le grand et noble dessein qu'ils avaient formé de rétablir le repos et l'unité de l'Église, comme il esl arrivé par leurs soins en l'an 1405, au concile de Pise, et en l'an 1414 en celui de Constance. Est-ce que nous abandonnerons cette illustre succession de nos ancêtres, que nous nous écarterons de leur générosité^ comme de lâches enfants qui dégénèrent de la vertu de leurs pères? Qu'étant nés sous le même ciel, dans le même royaume, renfermés dans le môme lieu et instruits de la même doctrine et dans les mêmes maximes dès notre première jeunesse, nous souffrirons que cet avantage nous échappe honteusement des mains, que des erreurs insupportables et contraires à la vérité catholique se glissent insensiblement dans la Faculté dont nous avons l'honneur d'être les membres? Que non seulement elles y entrent furtivement, mais même qu'on les y soutienne hautement avec la dernière hardiesse, et qu'on nous ôte la. liberté d'en dire notre sentiment? Mais, de quelle autorité se sert-on pour nous priver de ce droit? D'une seule parole de M. le Premier président, qui nous a exhortés à la paix. Il nous a, dit-on, imposé silence. Mais il ne le peut pas faire selon les règles de la justice. Vous savez même que Messieurs les Gens du roi vous promettent toutes sortes de protection. Vous n'avez pas même encore eu recours à tout le corps du Parlement, qui est le conservateur de la liberté de l'Église gallicane et [de] la pureté de l'ancienne doctrine. Vous ne vous êtes pas encore jetés aux pieds du roi, qui esl si juste et si équitable, et qui n'est pas moins le protecteur

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