‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 289 sur 455 · LIVRE XXXIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIII

reçu depuis peu une thèse souteaue dausleur collège d'Avignon le 8 août par le nommé Joseph de Ripert, qui prétendait qu'il était de foi que les cinq proposilions de Janséoius condamnées par les bulles d'Innocent X [et d'Alexandre VU] étaient hérétiques. C'était la première position de cette thèse, qu'ils avaient conçue en ces termes : 3. Summus Pontifex habet infaltibUitatemin Ecclesia, loquendoin cathedra, in omnibus propositionibus ad fidem pertinenlibus . 4. Islœ proposùiones sunt de fide : Alexander VU est\;Germ pontifex. Pétri successor, et Christi vicarius; Concilium Tridentinum est legitimum ; ordo RR. PP. Franciscanorum est vera et sancta religio : quinque propositiones Jansenii damnatœ ab Innocentio X et Alexandre Vil sunt hereticx juxta tenorem Bullarum pontificarum . D. Thomas de ViUanova et B. Franciscus de Sales sunt in cœlis.

Ce mélange confus de vérités et d'erreurs méritait la censure de la Faculté, et elle ne devait pas souffrir que l'on fit ainsi passer pour un article de foi le fait de Jansénius. Mais M. Grandin élait forl éloigné de proposer la censure de celte thèse, et riotrigoe de l'assemblée ne tendait qu'à empêcher les autres docteurs de proposera l'avenir dans la Faculté la condamnation d'aucune erreur que par l'organe du syndic.

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