‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 308 sur 455 · M. : était · texte numérisé non relu

M. : était

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depuis, et ils attendireal à en faire la publicalion jusqu à ce qu*il fût présenté au roi par le prélat qui avait présidé à leurs conférences.

Us ûrent aussi imprimer une lettre eu langue italienne écrite par un théologien de Rome qui rendait compte à un autre théologien de France de ce qu'il avait appris touchant renvoi du paquet de M. de Comminges, et lui marquait par plusieurs raisons que le pape ne ferait rien de nouveau sur cette affaire; qu'il en demeurerait ii la décision du fait de Jansénius en la manière qu'il l'avait faite [et] * qu'il ne s'expliquerait pas sur le fait des propositions qu'il disait être la doctrine de Jansénius; mais que jamais il n^approuverait le formulaire des évéques de France, l'ayant toujours regardé comme contraire à son autorité.

Il eût été plus à propos de supprimer cette lettre que de la publier dans une telle conjoncture, parce qu'elle prédisait des choses dout la fausseté fut promptement découverte par la publication du bref et par le mauvais traitement que le pape fit à M. de Comminges. Aussi n'était-elle fondée que sur des raisons vagues de politique, qui tombent par terre ordinairement quand il yen a d'autres plus fortes et plus sensibles qui se présentent, comme furent celles qui portèrent Alexandre VU à envoyer ce bref en la manière qu'il l'avait conçu. Car si ce théologien avait conçu que la raison de l'infaillibilité avait été le motif de tout ce qu'Innocent X et Alexandre VU avaient fait dans l'affaire des cinq propositions, et que cette souveraine autorité que les papes prétendent depuis quelques siècles sur toutes les Églises du monde chrétien, qu'ils égalent à la puissance absolue de J.-C. sans qu'ils puissent être assujettis pour l'exercer aux formes et aux règles de la justice, il se serait abstenu de dire des choses de cette nature, qui furent trouvées fausses presque en même temps qu'il écrivait cette nouvelle de la cour de Rome. Aussi cette publication de cette lettre passa à Paris pour ridicule dans l'estime de quelques personnes sages dès qu'elle commença à paraître.

Les opinions différentes sur le bref, que les uns ne voyaient pas désavantageux et que les autres regardaient comme une pièce foudroyante, firent attendre jusqu'au retour du roi à

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