‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 322 sur 455 · CHAPITRE XXVin · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVin

Assemblée extraordinaire de la Faculté pour le règleoieat du nombre des religieux de chaque maison.

Durant que le nouveau bref occupait la vigilance du roi, et qu'on proposait de tenir dans peu de jours rassemblée des évéques, ceux des docteurs de la Faculté qui se faisaient un honneur d'être les partisans des Jésuites triomphaient déjà par avance, et se fortifiaient tous les jours contre ce qui s'était passé dans leur compagnie sur Tinfaillibilé du pape. Comme le syndic est la plus importante [autorité] pour faire réussir ce que Ton entreprend dans ce corps célèbre, et que le dernier arrêt obtenu sur la requête de M. Grandin leur donnait encore une nouvelle autorité, ils firent une brigue très forte pour faire continuer ce docteur; et quoiqu'ils dussent jeter les yeux sur les autres qui [eussentj rempli avec plus de sagesse et de capacité que lui les devoirs de cette charge, néanmoins ils s'opiuâtrèrent à l'y vouloir maintenir, et pour réussir dans ce dessein si peu raisonnable, ils mandèrent de tous les côtés les docteurs des quatre maisons régulières, pour emporter par la pluralité des suffrages ce qu'ils ne pouvaient obtenir par la raison et par la justice. Ils intimidèrentlesuns,ilsdonnèrentdes espérances aux autres, et les attirèrent par des intérêts baset grossiers,en leur représentant que sanscelailsallaientperdre la plupart de leurs rétributions et le droit de présider aux actes, dont les autres s'empareraient, s'ils ne se joignaient à eux dans cette conspiration. Us se portaient d'autant plus volontiers à cette nouvelle brigue qu'ils reconnaissaient que ceux des docteurs de la Faculté qui ne demandaient que l'ordre avaient jeté les yeux sur M. de Bréda, curé de Saint-

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