‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 331 sur 455 · LIVRE XXXIV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIV

dessein de nommer MM. Grandin et Guischard comme conscripteurs, mais que M. Grandin étant principal du collège d'Inville, et M. Guischard grand-maître du collège deNavarre, il serait à craindre que le zèle qu'ils auraient pour soutenir les droits de l'Université et ceux de la Faculté des Arts ne les rendît tièdes et négligents à défendre les intérêts de celle de théologie.

Lorsque le rang du vicaire de Saint-Barthélémy nommé [ ] * fut venu, il dit qu*il ne pouvait nommer de docteur

plus propre pour faire la charge de syndic que M. Roullé, son curé, tant pour les rares et excellentes qualités de son esprit, que parce qu'il était vigoureux et d'une santé forte et robuste, ob firma latera. Sur quoi toute la Faculté s'étant mise à rire avec éclat, il crut que c'était pour approuver son avis ; ainsi il le soutint et Tacheva en répétant les mêmes termes, quoique quelques-uns lui dissent qu'à ce compte ceux qui avaient les plus fortes épaules étaient selon lui les plus propres pour cette charge, et qu'il faudrait à l'avenir chercher parmi les plus robustes crocheteurs les sujets les plus dignes du syndicat.

Les autres docteurs qui suivirent se conformèrent les uns à l'avis de M. d*Auch, et les autres à celui de M. de Paris. M. Payen, curé de Sainte-Geneviève des Ardents, dit qu'il ne pouvait pas mieux opiner que M. son archevêque, qui avait si dignement parlé en tout pour la gloire et l'honneur de la Faculté. Il le [pria] " très humblement de remarquer ceux qui étaient pour les réguliers et comment ils troublaient la Faculté, le pouvant assurer qu'il n'y avait jamais eu de docteurs qui eussent plus renversé l'ordre et la discipline des assemblées que les réguliers et les docteurs qui favorisaient leur rébellion contre les arrêts du Parlement. Il le conjura d'en donner avis au roi, et de les lui nommer afin qu'il maintînt par son autorité la justice des arrêts de son Conseil et de sa cour, et qu'il pût être informé en même temps de ceux qui ne cherchaient qu'à vivre dans le repos et dans l'ordre. Sur quoi M. d'Auch ayant dit que le roi avait bien d'autres affaires que celles de la Faculté, et qu'on n'avait garde de lui rompre la tête de choses de si peu de

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