‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 334 sur 455 · LIVRE XXXIV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIV

naturalisé dans le royaume de France pour être capable de faire toutes les fonctions de sa naturalité; qu'il était évêque sacré dans l'Église, ce qui n'était pas [le cas de] M. le cardinal Mazarin qui avait présidé aux assemblées ecclésiastiques sans être dans les ordres sacrés. Qu'il avait l'honneur d'être le grand aumônier de France, et qu'en cette qualité il était considéré comme l'évêque de la cour ; qu'ainsi il n'y avait [pas] lieu de lui contester la présidence. Le roi ayant pris connaissance de cette contestation, et de l'avis de son conseil de conscience, prononça en faveur de ce cardinal, et ordonna que M. Farchevêque de Rouen lui céderait la place de président, attendu sa dignité. Le F. Ânnat, voulant tirer de grands avantages de cette assemblée, la fit faire avec le plus de cérémonies qu'il lui fut possible, et supplia le roi d'y mander par des lettres de cachet les évoques voisins de Paris, s'agissant d'une affaire très importante k FÉglise, et de commander aux agents du clergé d'écrire aux autres pour les avertir de se trouver au jour marqué par S. M. afin d'ouvrir le bref du pape qui leur était adressé. M. d'Amiens fut Fun de ceux à qui le P. Annat* fit écrire S. M., et quoique quelques-uns de ses amis lui eussent conseillé de demeurer dans son diocèse et de prétexter quelque nécessité pour se dispenser de l'assistance à cette assemblée, qui n'avait pour but que de favoriser les Jésuites, et pour (sic) entretenir le schisme et la division dans FKglise au lieu de le retrancher, il ne laissa pas néanmoins d'entreprendre le voyage de Paris, disant qu'il ne pouvait pas refuser cette satisfaction au roi. M. de Laon, qui avait été mandé par les agents, se retira de Paris pour ne pas assister à celte assemblée, où il voyait bien qu'on allait couronner la perfidie et l'infidélité des Jésuites, qui l'avaient fourbe aussi bien que M. de Comminges dans la négociation de l'accommodement auquel il n'avait point eu beaucoup de part. M. de Chartres ne s'y trouva pas non plus, quoiqu'il eût reçu une lettre expresse par laquelle il était mandé à Paris pour y assister, parce qu'il ne voulut point entrer dans la communication d'une afi-aire qui était odieuse presque généralement à tout le monde. MM. de Meaux et de Sentis, qui se trouvaient î\

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