CHAPITRE
Les Cordeliers préseotent une requête à la reioe-mère poar leur rétablissement dans la Faculté. Embarras de MM. de La Lano et Girard. Le premier de ce» deux tâche de souteuir la cause de TÉglise par quelques écrits.
Parmi la joie que les partisans de Molina eurent de la délibération de l'assemblée, les réguliers docteurs de la Faculté demeuraient inconsolables du retranchement de leurs suffrages, qui venait d'être arnHé d'une manière si authentique. Tous leurs efforts pour empêcher ce coup fatal étant épuisés, ils tâchèrent de profiter [de] l'occasion de la présence de la reine-mère, que la dévotion avait portée à aller aux Cordeliers le 4 octobre, jour de saint François. Ces Pères, qui étaient avertis de son arrivée, avaient préparé une requête à S. M. qu'ils lui présentèrent dans leur église, et voici ce qu'elle contenait :
A la Reine-Mère.
M Plaise à Votre Majesté appuyer de sa protection auprès du roi le droit que les docteurs mendiants ont eu de [tout] temps aux délibérations de la Faculté de théologie, attendu que c'est la cabale des jansénistes couverts qui ont surpris la religion du roi, celle de ceux qui approchent de sa personne et celle du Parquet, pour se mettre en pouvoir par ce retranchement desdits docteurs de donner cours à leur doctrine qui couve sous la cendre, et faire