‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 368 sur 455 · LIVRE xxxiv · texte numérisé non relu

LIVRE xxxiv

offenser Dieu; qu'il attendrait toujours qu'il plût à Dieu d'inspirer au pape de lui donner des juges équitables pour terminer ce différend. Et que, pour sa signature, il pouvait encore moins la révoquer, puisqu'elle était en conséquence d'un acte que celui qui exigeait alors les signatures avait cru être obligé de donner selon les règles de la justice.

Ce procédé de M. de Rouen contre M. Richard parut extraordinairement inhumain à plusieurs évoques, et particuliéremens à M. le cardinal Grimaldi. Voici ce que M. Brayer en écrivait d'Aix, le 25 décembre : « On m'écrit la tyrannie de M. l'archevêque de Rouen à l'endroit de M. Richard, et comment il est prisonnier à Rouen. Cela ne peut tourner qu'à la confusion du dit archevêque; car la vie du dit curé est irréprochable, ses mœurs, sa doctrine sont recommandibles parmi tous les gens de bien. Son Éminence s'étonne de la violence du dit archevêque sous un prétexte si ridicule que le formulaire, que l'Église n'autorise point et ne peut autoriser. Si tous les évêques se mêlent de faire des symboles de foi, à la fin, on ne saura plus que croire. Cette action-là qui sent de l'Inquisition fera bruit, car ni l'Église ni l'État ne doivent point souffrir ces excès, c'est trancher du pape et du roi. »

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