‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 383 sur 455 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

iDTectives de M. Morel, théologal de Paris, dans un nermon du !•' dimaoche de l'Aveot, contre les disciples de saint Augustin. On lui écrit une lettre sur son sermon ce jour-la même.

M. Morel, étant devenu théologal de Paris par une vocation qui avait quelque chose de plus que du paradoxe, crut que rengagement qu'il avait de prêcher trois fois Tannée dans la cathédrale lui imposait une espèce de nécessité de décharger sa bile contre les disciples de saint Augustin, à l'exemple de M. Habert, qui s'était signalé par ses invectives contre M. dTpres il y avait plus de vingt ans*. Dans ce dessein, il prit pour son texte ces paroles de saint Paul aux Éphésiens : Unm Dominus^ una fides. Mais quelque application qu'eussent ses auditeurs à ne rien perdre de son sermon, il leur fut impossible de mettre avec ordre sur le papier ce qu*il avait prononcé sans aucun ordre. Tout ce qu'ils purent faire fut de ne pas oublier certains endroits principaux, et quelques paroles par-ci par-là.

Son exorde fut que toutes choses tendent à l'unité dans l'ordre de la nature, mais qu'il se trouvait dans l'Église de notre temps des hérétiques et des gens qui, sous prétexte de réforme, s'écartaient de celte unité ; que c'étaient des imposteurs.

Il dit après son Ave Afaria que le temple de Diane, dans Éphèse, avait été une des sept merveilles du monde, qui avait rendu cette ville très considérable, qui, d'ailleurs était fameuse par la quantité de gens très habiles en toutes sortes de sciences qui s'y rencontraient, et surtout en magie, comme dit Philoslrate ; mais qu'elle était bien plus recommandable à cause du temple de la Vierge qui y a été bâti, et dans lequel s'est tenu le concile qui a condamné ceux qui voulaient ravir à la Sainte Vierge la qualité de Mère du Fils unique de Dieu, lequel est, comme dit Tertullien,

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