‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 402 sur 455 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

L'écrit des Desseins des Jésuites donne de l'inquiétude à quelques-uns des amis de M. Arnauld. Il répond à leurs difficultés.

On ne parlait de rien moins en ce temps là que de faire brûler par les mains de l'exécuteur de la justice l'écrit des Desseins des Jésuites. M. l'abbé de La Lane, qui en avait été l'admirateur lorsqu'il l'avait vu paraître inopinément et sans en avoir ouï parler, craignant que cette publication ne leur causât de nouvelles affaires, en écrivit cette lettre à M. Arnauld le 21 décembre :

« Les Jésuites sont en une furieuse colère des Desseins, et le bruit courut qu'on les devait brûler il y a trois jours*... »

M. Arnauld, qui honorait la vérité sans avoir toutes les mesures que ses amis voulaient bien prendre pour lui, ne différa pas de faire une réponse généreuse à cette lettre en ces mêmes termes :

« Je ne suis point surpris qu'on ait trouvé à redire à ce qui est dit dans les Desseins du pape Innocent ^...' »

M. Arnauld reçut aussi ailleurs des mémoires de quelques expressions qui faisaient peine à ses amis dans cet écrit des Desseins des Jésuites, et pour les satisfaire, il écrivit peu de jours après cette lettre à M. Thaumas pour être communiquée à M. Singlin :

Ce 6 janvier 1664.

€ J*ai reçu le mémoire des quatre ou cinq choses qu'on trouve à redire dans les Desseins ' »

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