‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 42 sur 455 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Nouvelle délibération du Parlement sur ce qui s'était passé en Sorbonne. Troisième conférence tenue chez M. de Gomminges.

Le premier jour de février, les députés du Parlement firent leur rapport de ce qui s'était passé en Sorbonne sur le sujet de l'enregistrement de leur arrêt. M. Catinat, qui y avait porté la parole, ayant proposé d'attendre ce que feraient les docteurs, son avis fut suivi des conseillers qui parlèrent après lui, jusqu'à ce que le tour de M. du Tronchay de Martigny étant venu, ce conseiller dit que pour lui.

il croyait qu'il ne fallait nullement donner du temps aux docteurs pour délibérer en une chose laquelle était toute certaine, Que faire refus d'enregistrer l'arrêt qui leur avait été envoyé devait être considéré comme un commencement de ligue contre le roi ; qu'il était insupportable qu'on eût ouï dire à des docteurs en présence des commissaires (c'était le P. Nicolaï, jacobin) qu'il fallait censurer la harangue qu'avait faite M. de Harlay sur divers points qu'il avait avancés, deux desquels étaient : que les libertés de VEglue gallicane sont scellées du sang de J. C. et que le concile de [Trente] n'était pas reçu en France. Que son sentiment donc était que le lundi suivant, le doyen, le syndic et six des plus anciens docteurs de Sorbonne viendraient pour se présenter à la cour comme avaient requis MM. les gens du roi.

Son avis fut suivi, mais avec cet adoucissement qu'il n'y aurait que le doyen et le syndic mandés, et qu'on ne les avertirait que le lendemain.

Ce jour-là même la Faculté de théologie résolut dans son assemblée du prima mensis qu'on répondrait à la harangue de M. de Harlay, et que l'on y exprimerait que la Faculté n'était pas du sentiment de la thèse du bachelier Drouet, sans déclarer néanmoins qu'elle fût d'un sentiment contraire. C'était une pure chicanerie, mais il n'est pas étrange que depuis que ces docteurs, qui décidaient toutes les questions par le nombre de leurs partisans, avaient contracté une société si étroite avec les Jésuites, ils se servissent de la subtilité des équivoques dont ces Pères ont toujours fait le point le plus capital de leur politique et leurs principales armes.

Parmi toutes ces nouvelles tempêtes qui n'empêchaient

point que la paix ne se négociât toujours, ce jour-là même

l^"" de février, il se tint une nouvelle conférence chez M. de

Comminges, dont M. Girard a fait la relation en ces termes :

« Monseigneur de Comminges ayant trouvé à propos

qu'on fit une conférence sur le sens de Jansénius

(copier ici cette conférence qui contient dix pages d'impression. On n'a pas ici laissé de vide parce qu'on a été obligé de ménager le papier dont on manquait)*.

1. Hermant n'a pas transcrit le récit de cette troisième conférence. On la trouve p. 10 à 20 dans la Relation de Girard, citée plus haut.

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