‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 44 sur 455 · LIVRE XXXI · texte numérisé non relu

LIVRE XXXI

hœreses detestamur. Et si unquam Summis Pontificibus visum fuerit districtius eos aperire, illos paiiter abjicere cum universa Ecclesia parati sumus. Et quoniam Summus Pontifex Alexander eas propositiones ex Jansenio excerptas et in ejus sensu damnatas declaravit {definivit) ; ejus constitutioni, etiam in kac parte, eum semper honorem, venerationeniy observantiam quant Sedis Apostolicœ maj estas, et suprema in omnes Chris ti fidèles auctoritas, pro ecclesiasticœ disciplina more a catholicis theologis exigit prœstituros nos religiose profitemur^,

M. Hermant, ayaat reçu cette lettre deiM. Arnauld avec le projet de cet acte, le communiqua à M. de Beauvais, son évêque, et aux docteurs qui souffraient aussi bien que lui dans cette cause commune. Comme on ne leur donnait pas le temps de délibérer sur une affaire de cette importance, il répondit ainsi le 6 février au billet de M. Arnauld :

« Je n'ai point reçu cette lettre dont vous me parlez...* »

Le 7 février, M. d'Andilly répondit ainsi à un billet du même M. Hermant qui ne s'est pas trouvé dans le recueil :

« Rien n'est plus beau que votre billet sur la grande affaire. On ne saurait y travailler avec plus d'applicalion que l'on fait. Et quand même elle ne réussirait pas à cause des grandes difficultés qui se rencontrent touchant le fait, c'est toujours beaucoup que ce qui regarde la foi est entièrement termmé, puisqu'il ne restera plus aucun prétexte de nous accuser d'hérésie. Mais il faut espérer que Dieu qui a commencé cet ouvrage lorsqu'il n'y avait pas la moindre apparence de se le promettre, et qui a fait naître tant de rencontres favorables que Ton n'aurait pas non plus osé attendre', l'achèvera nonobstant toutes ces difficultés et les obstacles que les ennemis de la paix de l'Église s'efforcent d'y apporter avec une ardeur qui témoigne assez que s'ils ont quelquefois le nom de charité dans la bouche, il n'en reste pas la moindre trace dans leur cœur. »

Le grand amour que M. d'Andilly avait pour la paix lui

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