‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 45 sur 455 · Ms. : entendre · texte numérisé non relu

Ms. : entendre

donnait une juste indignation contre ceux qui se faisaient un mérite de l'empêcher, et il y avait de ce nombre une grande troupe de dévots qui se voulaient bien persuader par le faux zèle dont ils étaient transportés que le rétablissèment de ceux qu'ils traitaient de jansénistes serait 1 une des plus grandes plaies de l'Église.

Cependant M . Arnauld, son frère, qui ne craignait rien tant que de blesser sa conscience, quelque intérêt qu'il eût d'ailleurs de travailler à son repos, fit cette réplique le 8 de février au billet de M. Hermant :

« J'ai reçu votre réponse dès hier matin... ' » Si M. Arnauld n'eût su quels étaient les sentiments de M. Hermant sur cette grande affaire de l'Église, il ne lui aurait point écrit de la sorte, car il n'avait nul dessein de le prévenir. Mais il ne lui demandait rien en cela que ce docteur ne lui eût déjà mandé plusieurs fois depuis l'ouverture de ces conférences. Aussi fut-il servi aussi promptement qu'il le demandait, et dès que M. Hermant eut reçu sa lettre, il prit la plume à la main pour lui faire cette réponse le 9^ de février* :

« Je vous ai une extrême obligation de la peine....* » Le jour même que M. Hermant répondait ainsi à la lettre de M. Arnauld, cet ami, qui était fort pressé par M. de Comminges et par M. d'Andilly son frère, lui en écrivit encore une autre qui contenait ce qui suit :

« Depuis la lettre que je vous écrivis hier, nous avons

su...* »

M.Hermant,craignant' que sagrandelettrequeM. Arnauld

lui avait demandée avec tant d'instance ne lui eût pas été rendue, lui en écrivit encore une autre le 10 du même mois sur le même sujet, et voici comment il l'avait conçue":

« Je vous écrivis hier fort amplement sur le sujet de la grande affaire. Vous m'obligerez de me mander si ma lettre vous a été rendue. Vous y aurez remarqué, ce me semble,

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