‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 100 sur 510 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

hors d'atteinle de toute censure, ils dirent que si c'était là l'opinion de saint Augustin, elle était condamnée par la constitution, et qu'on ne devait plus y déférer après que le pape avait parlé. Mais cette déclaration parut si téméraire à M. le nonce, et si contraire à l'intention du pape, qu'il leur dit : que s'ils ne cessaient d'abuser ainsi de la constitution du Saint-Père et s'ils ne se rétractaient de ce qu'ils avaient eu la hardiesse d'avancer touchant la condamnation de la doctrine de ce saint, il se plaindrait au roi de leur entreprise. Néanmoins toutes ces disgrâces ne les rendaient pas plus sages, tant ils étaient prévenus de la fausse opinion de leur victoire.

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