‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 3)Chapitre 142 sur 510 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

prerat avait écrite dans la même province qu'il ne jugeait pas qu'il fût nécessaire de publier la constitution dans son diocèse. Et d'ailleurs, sa vigueur lui était connue par l'humiliation dans laquelle il tenait les Capucins à cause de leur désobéissance aux ordres de M. de Sens, et par le refus qu'il faisait de leur conférer les ordres sacrés et de leur permettre de quêter dans son diocèse.

A Beauvais le sieur Guiant', curé de Saint-Laurent, comt de si grands excès dans la publication de la bulle et ns quelques autres prônes que l'on fut obligé d'en inforer, et qu'il ne fut garanti d'une sentence très sévère que r la considération de la faiblesse de sa tête, que l'on a resque toujours épargnée.

Ils faisaient valoir à Poitiers la misérable et honteuse ttre de M. Hallier, de laquelle un prélat du voisinage vait dit qu'il fallait avoir perdu toute honte pour avoir é écrire des choses si horribles, et qu'il fallait être effronté au delà de toute imagination pour avoir publié une pièce de cette qualité. Ils y distribuaient aussi leur méchante feuille de Bourges où était ce pitoyable tombeau de la prétendue nouvelle hérésie.

Dans Reims, ils menaçaient les chanoines réguliers de l'abbaye de Saint-Denis de faire censurer une thèse qui y avait été soutenue par un de leurs théologiens, parce qu'ils l'accusaient malicieusement d'être contraire à la constitution du pape. Cette imposture était d'autant moins soutenable que tous les docteurs de la Faculté de théologie de l'Université de Reims, à qui elle avait été envoyée par ordre de M. l'offîcial, avaient déclaré par un consentement unanime qu'elle était très orthodoxe, nullement suspecte d'erreur, ni scandaleuse, ni contraire à la censure des cinq propositions.

I Enfin ils allumaient aux quatre coins du royaume le imbeau de la division, et faisaient consister la piété chré* snne et religieuse à déchirer la robe de J.-C. en noircistnt la réputation des personnes les plus innocentes.

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